MKM01RES BE NAPOLEON.
de laisser l’armüe d’Helvütie dans laSituation oü eile se trouvait en janvier1800 , et d’envoyer les quarante millehommes dont il la renfor$ait ä Gönes,ce qui aurait permis ä Massöna de s’a-vancer sur le Pö. Napoleon savait bienque l’ltalie n’ötait que la consöquenced’une victoire en Allemagne , quec’etait le corollaire des succes obtenussur la frontiere prüdominante.
ltewbel ayant eu occasion d’entre-tenir le premier consul en fövrier1800, lui dit : « Vous reunissez une» belle armöe sur le Rhin , vous avez» lä toules les troupes de la France ,» ne craignez-vous pas des inconve-« niens de mettre tant de troupes» dans une seulc main, cette considö-» ralion politique m’a toujours fait» maintenir les deux armöes de Rhin -» et-Moselle et de Sambre-et-Meuse;» peut-ötre cet inconvenient est-il» moindre vis-ä-vis de vous que le sol-» dat regarde comme le premier gö-» nöral; cependant, croyez-moi, allez» ä cette armöe vous-möme, sans celu» vous en öprouvcrez de grands in-» conveniens. Je sais que Moreau» n’est pas dangereux , mais les fac-» ticux, les intrigans de ce pays-ci,» quand ils s’attachent ü un homme,» supplöent ä lout. »
Pendant rarmislice de Pasdorf, Mo-reau ayant fait un voyage ä Paris , des-dendit aux Tuileries ; il n’etait pas at-tendu : comme il ötait avec le pre-mier consul, le ministre de la guerreCarnot arriva avec une paire depistolets de Versailles , couverts dediamans d’un tres haut pris; ilsötaient destines pour le premier con-sul , qui les prit et les remit ä Moreauen disant: « Ils viennent fort äpropos. »Cette scene n’ötait pas arrangee, ccltegönörositö frappa le ministre.
L’imperalrice Josephine maria Mo-
reau avec mademoisclle Hulot, cröolede l’lle-de-France : cette demoiselloavait une möre ambitieuse; eile do-minait sa fille et bientöt domina songendre; eile changea son caractere,ce ne fut plus le möme homme : il semöla dans les intrigues; sa maison futle rendez-vous de tous les malveillans;non seulement il s’opposa , mais dconspira contre le rötablissement duculte et contre le concordat en 1801;il tourna en ridicule la Lögion-d’Hon-neur; plusieurs fois le premier con-sul voulut ignorer ces inadvertances,mais enfin il dit : Je men lave lesmains , quil se casse le nez contre les pi -Hers du palais des Tuileries . Cette con-duite de Moreau ötait contraire ä soncaractere : il ötait Breton, detestait lesAnglais , avait les chouans en horreur,une grandc röpugnance pour la no-blesse; c’etait un homme incapabled’une grandc contention de töte, dötait naturellement loyal et bon vi-vant. La nalure ne l’avait pas faitpour les premiers röles : s’il eüt faitun aulre mariage il eüt öle maröchal,duc; eüt fait les campagnes de lagrandc armöe, eüt acquis une nou-veile gloirc, et si sa destinee ötait detomber sur le champ de bataille, il eütötö frappe par un boulet russe, prus-sien ou aulrichien; il ne devait p aSmourir par un boulet franpais.
Au mois d’oetobre 1813, lorsqU eplusieurs corps de l’armöe francaisedescendircnt de Dresde vis-a-vis Wd'temberg et passerent l’Elbe, un couf'rier du quartier-günöral de Parnaßde Bohümc, sc rendant en Angleterre-fut intcrccplö, et tous les papiers d eMoreau furent pris. Lc gönöral Rap 8 'tel, son aide-de-camp et son comp 8 'triotc, renvoyait ü madame Morea uses papiers, eile ötail trös bourb°niste : eile lui reprochait dans toute 9