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Tome sixième.
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NOTES ET MEI.ANGF.S.

ses lettres son bloignement pour lesilouvbons, son laisser-aller, scs preju-ges r^volutionnaires, son defaut d’in-tri gues, et lui donnait des conseilsSUr la onaniere dont il devait se fairevaloir 4 \ a cour Russie et d’Aplri-c ^ e - Moreau rdpondait ä toutes :

Vous et es falle avec vos Bourbons .—

■d« surplus vous connaissez nies senti-,>4e>>s » quant ä moi, je ne demande pasniieux de les aider , mais au fond de moncwur, je eous assurc que je crois cet or-dne de c hoses fini äjamais, etc.

Premiere pensee de l’empereurfilt de faire imprimer eette correspon-d ance; raa i s il S e reprochait d’avoirBaisse exister des phrases dans un Lul-^>n relatif a la mort de ce general :

'ui semblait que des niots de regret^’il avait prononcds en apprenant(e lte nouvelle, eussent du ötre recueil-1,8 de preference; il jugea inconve-n ant de troubler sa cendrc en devoi-,ant des sentimens secrets ecrils d’a-andon ä sa femme, et dans une cor-tes P°udance confidentieUe.

Moreau avait rendu des Services, etav »it de belles pages dans l’histoirede la gucrre de la rdvolution : sesopinions politiques avaient loujourscte fort sages, et quelquefois Napo-leon a laissd percer des regrets de sa

deplorable.« Ccs fcmmes Vorn

Verdu ] »

Pfote cxii'aile de memoires inedits. (Pag. 46.)

Le premiei consul avait tenu, dansbinet des grands appavieraens des Tuile conseil des ministrcs qui etaient tois ens. Ce conseil venait de linir. L’ln»iinouce le general Moreau, qui paic bapoau rond , en rediugote bleue ,badine 4 la main. Le premicr consul^evant de lui, l'einbrasse, le felicite iaots, et saisissant avec beauccTOME VI.

gräce un a propos heureux, lui presenteune paire de pistolcls Ires richcs. Le gene-ral Moreau reste quelques instans en sus-pens, puis recoit les pistolets avec une indif-ference marquee et sans dire une parole.Son visage exprimait l’hesitation , Tembar-ras et une Sorte de dedain qui n’echappapoint a quclquos-unes des personnes quietaient präsentes.

LETTRE

DE MOREAU A BARTHELEMY.

Le general en chef de 1’armcc de llhin-el-Moselle au ciloycn Barthclcmy, membredu Direeloire cxecutif de kl republiquefrancaise.

Au qnarlier-gdneral äStrasbourg , le 19 Iruc-lidor an YI (septembre1797).

CITOYEN D1RECTEUR,

Yous vous rappele/, süremenl qu’ämo» dernier voyage i\ BAle , je vousinstruisis qu’au passage du Rhin nousavions pris un fourgon au göneralKinglin, contenant deux ou trois Centslettres de sa correspondance : cellesde Wiltcrsbach en faisaient parlie,mais c’etaient les moins importantes.Reaucoup de lettres sont en chiflres;mais nous en avons trouvd la clef:on s’occupe a tout deebiffrer, ce quiest tres long. Personne n’y porte sonvrai nom, de Sorte que beaucoup deFrancais qui corrcspondent avec Kin-glin , Cond6 , Wickam, d’Enghien etautres, sont difTiciles ä decouvrir. Ce-pendant nous avons de telles indiea-tions que plusieurs sont d6jä covnus.J’etais decide ä ne dotuier aucunepublicitb ä cette correspondance; puis-que la paix est prbsumable, il n’yavait plus de danger pour la rdpubli-que, d’aulant que cela ne faisait preu-ve que contre peu de mon de, puisque

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