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personne n’est nomme. Mais voyantä la töte des partis, qui font mainte-nant taut de mal a notre pays, etjouissant d’une place eminente de laplus grande confiance, un hommetres compromis dans cette correspon-dance, et destine a jouer un grandröle dans le rappel du prötendant,qu’elle avait pour but, j’ai cru devoirvous en instruire, pour que vous nesoyez pas dupe de son feint republi-canisme, que vous puissiez faire Schü-rer ses dßmarches, et vous opposeraux coups funestes qu’il peut porterä notre pays., puisque la guerre civilene peut qu’ötre le but de ses projets.Je vous avoue, citoyen directeur, qu’ilm’en coüte bcaucoup de vous in-struirc d’une teile trahison, d’autantplus que celui que je vous fais connni-tre a etemonami, et le seraitsüremcntencore s’il ne m’etait connu. Je veuxparier du representant du peuple Pi-cliegru : il a 6te assez prudent pourne rien ecrire; il ne communiquaitque verbalement avec ceux qui ötaienlcharges de la correspondance, qui fai—saient part de ses projets, et rece-vaient ses reponses. Il est ddsiguö sousplusieurs noms, entre autres celui deIiaptistc. Un chef de brigade, noirimiJladouviilc, lui etait atlache et designdsous le nom de Coco. 11 ötait un descourriers dont il se servait ainsi queles autres correspondans : vous devezl’avoir vu assez fnüqucmment ä BAle .Leur grand mouvement devait s’ope-rer au coinmencement de la Campa-gne de l’an IV : on comptait surdes revers ä mon arrivde ä l’armee,qui, möcontente d’ßlre battue, devaitredemander son ancien clief, qui,alors aurait agi d’apres les circonstan-ces et les avis qu’il aurait rettus. 11 adil recevoir neuf ccnts louis pour levoyage qu’il fit ä Paris A l’öpoque de
sa dömission; de lä ident naturelle-ment son refus de l’ambassade de
Suede . Je soupQonue la famille.
d’6tre dans cette intrigue. Il n’y a qu ela confiance que j’ai en votre patrio-tisme et votre sagesse qui m’a d6ter-minti ä vous donner cet avis; les preu*ves en sont plus claires que le jour,mais je doute qu’elles puissent 6trejudiciaires. Je vous prie, citoyen di-recteur, de vouloir bien m’eclairer devos avis sur une ail'aire aussi <5pineuse;vous me connaissez assez pour croirecombien a dfi me coüter cetteNionfi-dence; il n’en a pas moins falluque les dangers que court mon payspour vous la faire. Ce secret est entrecinq personnes : les gönöraux Desaix,lteynier, un de mes aides-dc-camp, etun ofiicicr cliargö de la partie secretede l’armec, qui suit continuellementles renseignemens que donnent leslettres qu’on dechiflre.
Recevez l’assurance de l’estime dis—tingude et de mon inviolable attache-ment.
Signe, Moreau.
III“ NOTE.—AIIMISTICE NA VAL.
(Volume V, pagc s.)
« Tain quo Ilona parle avait pu se flalte r» do (licler la paix conlinentale ct saus l’ac-» cossion de l’Aiiglelerro, il avait evite Ae» l’airo des ouvevlures dont la coor de Lol 1 "» dies n’cilt pas nianquc de sc prevaloir»» mais aussilöt quo la note de lord Mint®»» qui avait exigö le refus de la ratificatioi 1» des preliminaires de M. de Saint-Julien»» eut ctd transmiso par lo baron de ThugO*» au gouvernement franpais, le premi®*» consul fit expedier ä M. Otto, employe 4» Londrcs comme cominisiaire pour 1’^"» cliango des prisonniors, de pleins p£>0'a voirs pour negocier un armistice nav-d-» Cello missiondelicatone pouvait etre con-» fiiio 4 un agent plus sage et plus capaßt®