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Tome sixième.
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NOTES ET MELANGES.

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9 de la rempür; c’etait uue iilee nouvelle,’’ une forme de procedert out Afait inusitee,

» que ] e

fflinistere anglais n’avait pas pre-

»Tue, et dont il fut embavrasse. Lord» Grenville nc YO ulnt d’abord traiter avec8 M. Otto que par l’inlermediaire de com-8 urissaires secrets, et parut craindre l’eclat8 des ouyertures et l’effet qu’il eüt pu pro-8 duire sur l'opinion et 6ur les fonds pu-8 blies. La demaude d'un armistice naval,8 a ppuy.’e du molif specieux de vouloir trai-1 fev d’une maniere cutiereinent sein Mahle> avcc le s deux cours alliees, cachait l’ar-r *® re POsisee de Uonapavle. Comme son but8 etait de secourir et de conserver les pla-

" «es de Malte et d’Alexandrie , il youlait» les

assimiler ä celles d’Ulm et d’Ingol-

* sta dt.... llouaparte pevsista ä faire de l’ar-8 Histice naval la condition sine quä non” l’admission du plenipotentiaire anglais;8 lixa pour termc fatal, apres lequel il8 tefuserait lui-mfeme d’y consentir, le 118 ^‘ptembre, jour de la reprise des liostili-8 on Allemagne' et en ltalie. M. Otto8 Presenta, lo 5 septembre, uu projet dont8 les anicles 2 et 4 slipulaient la libre navi-8 Satiou des bätimens de guerre et de com-8 töe 'ce sans qu’ils pussent etre yisites, et8 * adm ission des vaisseaux neutros dans les

8 Port6 de Malle, d’Alexandrie , et de Belle-

8 He. »

(Page 12 .)

« Nous avons cru devoir rapporter ayec» quelques details cette premiere negocia-» tion pour la paix generale entre le cabi-8 net de Lor.dres et le premier consul; eile8 fut conduitepar lord Grenyille avecbcau-8 coup de circonspection, mais ayec le eie-8 sir de la voir ecbouer. M. de TaUcyrar.d8 qui en esperait nne meillcuro issue, y mii8 beaucoup d’adresbe. On y vit ä dccouver8 cette politiquo imperienso et tranebanti>; de ISonaparte, qui lui reussit long-tcmpsv. mais qui le perdit. Il y avait douo uue as-» l£l gründe differeuce entre les deux pro-» jels d’armislice nayal pour TalUnner lt8 guerre. Le fol ospoir de couserver les re-8 sullats incertains (1’one expedition avor-

8 tee, et cette colonie d’Egypto, qu'il re

9 gardait comme son plus beau tropböe8 devaicnt-ils l’cmporter sur les intcröts d<8 ia Trance ; (’aftranebissernent d;l com

8 u >erce, et le repos de l’Europe 1 »

La France avait fait des proposi-tions de paix au mois dejanvier 1800:ses dömarches loyales et conciliatricesavaient etö repouss^es; mais six moiss’ötaient ä peine dcoulds que lordGrenville ötait obligd de clionter la pa-linodie. Lord Minto, ambassadeur äVienne , remit une note, dans laquelleil tdmoigna le desir du cabinet deSaint-Jamcs, d’entrer en nfegociationde paix avec la France conjointementaveo l’Autriche : cette ouverture n’6-tait pas sincere, l’Angleterre ne vou-lait intervenir dans les negociationsque pour les faire trainer en longueur,et y trouver des prdtextes pour ralta-cher la Russie a la coalition. En effet,si l’Angleterre voulait la paix, quii’empftchait de conclure directement,en autorisant l’Autriche ä conclure directemcnt de son cötö.

En se presentant h Lunßville et fai-sant cause commune avec la cour deVienne , eile voulait donc sacrifier unepartie de ses conqußtes d’outre-mer,pour racheter les pays conquis par laFrance en Allemagne et en ltalie?L’ögo'fsme de la politique insulaireötait trop connu pour que l’on pül sebercer de pareilles illusions : la paix6tait facile ä conclure avec l’Aulriche;il y avait un antöcedent auquel onpouvait se rapporter, le traite de Cam-po-Fonnto ; la paix avec l’Angletcrrcetait au contraire lierissee de difficul-tes: le. dernier etat de clioses etait letraite de 1783, et depuis ce temps lemonde avait ebange. Admcllre un ne-gocialeur anglais ä Luneville , c’^taitlui mettre en mains la navetle et lesfils, pour tramer une nouvelle coali-tion.

Cependant le cabinet des Tuileries,pour mieux se convaincre de la vöritede ses conjecturcs, ptoposa d’abordd’ouvrir les negociations. de LuueviUe