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avec les ministres d’Aulriche et d’An-gleterre, ä condition toutefois que,pendant ce temps, les hostilitds conti-nueraient sur terre et sur mer; ce qui6tait conforme ä l’usage de tous lestemps. Les traites de Westphalie , d’U-trecht, d’Aix-la-Chapelle , etc., avaient6t6 conclus ainsi: la superiorite des ar-m6es francaises etait trop constatee,pour que les intrigues de l’Anglelerrepussenl retarder la marche des n6go-ciations; chaque victoire aurait 6te unpuissant stimulant qui eut forcö lescoalises ä en finir : aussi cette proposi-tion fut-elle rejet^e. On proposa alorsd’admettre les plenipotentiaires ä Lu-nßville, de continuer l’armistice surterre, ä condition qu’il serait 6tendu äla mer, afin que les puissances allieesfussent toutes les deux sur le mömepied en etat d’armietioc. Ltalt-il eneitet convenable que tandis que l’Au-triche exigeait pour continuer ä nego-cier !a Prolongation de la Suspensiond’armes, l’Anglcterrc obtint d’fitre ad-misc au congres, sans cesser les hosti-lites? Si le ministere anglais 6tait sin-cere dans ses protestations, quel in-convenierit pouvait-il trouver a fairequelques lögers sacrifices, qui indem-nisassent la France du tort qu’elieeprouvait par la Prolongation de l’ar-mistice sur terre; et enlin, si on serefusait ä cette deuxieme proposition,on devait mettre en avant celle detraiter separ^ment et ä la fois avecl’Autriche et l’Angletcrre : avec l’Au-triche en prolongeant l’armislice, avecl’Angleterre en contiuuant les hostili—t£s.
Le ministre anglais montra beau-coup d’titonnement, et se r6cria surl’6trange proposition d’un armisticenaval: eile 6tait nouvelle dans l’his-toire des deux peuples; mais enlin iladmit le principe, f.e coinle Otto qui
etait ä Londi es suivit les negociationsavec lord Grenville; il ne tarda pas as’apercevoir qu’en adoptant le prin-cipe, l’Angleterre voulait se rel'useraux cons^quences et rödiger les con-dilions de cet armistice de maniere äce qu’il n’ofl'rit aucun avantage ä laFrance . Les trois places allemandesbloqudes recevaient des vivies; l’An-gleterre consenlit ä ce que l’on en fitenlrer dans les trois places bloqueesde Belle-Ile, de Malte et d’Alexandrie ;mais Belle-Ile et Alexandrie n’avaientpas besoin de vivrcs, et pouvaient aucontraire en fournir a l’Angletcrre. Leseul avantage que la France püt tirerd’un armistice naval, etait que les re-lations commerciales fussent retabliesde tous ses ports avec toutes ses colo-nies; l’Anglelerre s’y refusait pourMalte et rFgypte. La France proposaenfin pour Ultimatum, que, pour tenirlieu de la levee du blocus d’Alexandrie ,six fregates armöesen fluttespussenl yp6n6trer comme parlementaires : c’6-tait un secours de quatre mille hom-mes qu’on pourrait ainsi faire passer äl’armec d’ligypte, bien faible avantagepour compenser ceux (lu’obtenaitl’Autriche par la Prolongation de l’ar-mistice qui lui permettait d’employerles nombreux subsides que lui payaitl’Anglelerre pour lever des traupes, etaccroitre ses moyens de resistance.
C’ölait cependant un spectacle assezsatisfaisant pour un vrai Franfais, quecelui des changemens qui s’etaientopörös en si peu de mois; en janvieret en fevrier 1800. La France sollicitaitla paix, lord Grenville y r6pondait parun torrent d’injures, se permettant lesplus Stranges insinuations; il desiraitque les princes de cette race des rois ..••remonlassent sur le trönc de France . Hexhortait le premier consul ä consta-ler par des preuves la legitimite de