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Tome sixième.
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NOTES ET MELANUES.

son gouvernement; et aujourd’hui c’e-tait Ie möme lord Grenville qui solii-citait comme une gräce d’ötre admis ätraiter avec la republique : il proposaitroöiae d’acheter cette gr&ce par desconcessions navales.

tes negociations pour un armisticena val furent rorapues ; les placesde Philipsbourg, d’Ingolstadt ,furent livv<*es par l’empereur a la^ ra uce, pour prix d’une Prolongation^ve de six semaines. Peu de moisa Pres, l a paix de Lundville sauva lama ison d’Autriche , et rötablit le calmes,Jr le continent. Et enfin peu apres,ministere signa les pröliminaires deAndres, par lesquels 1’Oligarchie an-glaise confondue reconnut la republi-que franpaise democratique, non seul °ment accrve des provinces beiges,n ' a >s encore du Piemont , de Gönes, ettoute l’Italie . Et cependant deeombien de millions ne s’etait pas ac-Crue la dette anglaise ? tel fut le resul-fut de la politique passionnde de Pitt.

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IV« NOTE. — Egypte .

(Volume V(, page lo o.)

.. Ses talens, qui n’etaient infe-

» tieurs ä aucune elevation (Kleber), avaicnt» excite la jalousie de Bonaparie. La fer-® Jnete et l’independance de ses opinions® avaient vefroidi leurs cominuuications, ctl> bientot eteiut toute confiancc entre eux:

» aussi n’en trouve-t-on aucune trace, ni» dans Vinstruction de Bonaparte ä Kleber,

» ni dans la lettre de celui-ci au directoire» republicain, dont il ne croyait pas la» chute si proebaine.

(Page las.)

« Ne voit-on pas, dans le testament mili-» taire et politique du conqnerant de )’£-

a gypte, la conviction secrete et meme 1 a*® vou d’une verite que sans doute il ne s etait“ jamais dissimulee, et que le general Kle-® ber se häta de devoiler pour l’interet de

» sa propre glühe? C’est que, saus l’appui» mutuel des forces de terre et de mer, au-» cune expcdilion loinlaine ne peut avoir» un succes dnrable, un veritable resultat;

» aucun etablissemcnt colonial ne peut etre» soulenu, et bien moins encore au inilieu» d’une population immense et toute armöe,

» et d’une nation dont l’eternelle inimitie» est un sentiment inseparable de la croyan-» ce religieuse, et chez laquelle, au sein» meme de la paix et de la possession la» moins contestee, ne pouvant changer la» religion, ni faire concevoir 4 ces peuples» d’autres lois que celles qu’elle a consa-» crees, ne pouvant adopter leurs moeurs et» leurs coutumes, on ne parviendrait jamais

» ä associer les vainqueurs aux vaincus.

» La perle irreparable de la flotte frantaiso» avait decide du sovt d’une armee qui ne» pouvait plus etre recrutee, ni secourue» par la molropole; eile devait perir par» ses propres succes. Ainsi donc, des son en-» tree dans le Delta, Bonaparte dut, comme» a la porte de l’enfer du Dante, laisser» toute esperance. Apres ce desastre, qui» rallia tous les Musulmans, releva Leur» cöurage, et doubla les difficultes, il ne» put doutcr un instant du denouement fu-» neste qui l’atlendait; inevitable ecueil de» sa foriune et de sa gloire. Mais aussi quelle» force et quelle habilete ne mit-il pas ä» soutenir le devouement de ses soldats!

» Quelle activite dans ses opdrations! Et» faut-il s’etonner si, ne pouvant partager» l’espoir et les illusious qu’il prodiguait,

» apres avoir use la moitie de ses moyens,

» il ait saisi, apres ses revers de Syric et sa» victoire d’Aboukir, le seul instant propice» pour fuir sa perte ccrtaine, et tenterii d’autres hasards et de plus haulcs desti-» nees? Le depart de Bonaparte fut un coup» de foudre, et jeta l’inquielude dans tous» les esprits: il fut d’abord vivement re-» grelle; mais la reputation de Kleber, di-» gne en tout de la confiance generale, ses» menagemens pour la vie du Soldat, dissi-» perent cette espece de terrenr, calmerent» bientöt les agitations, et rallieveiU loutes» les opinions. Les Egypticns, frappds d’e-» tonnement par les resultats de la bataiile» d’Aboukir, se Tegardaient comme destines» ä vivre desormais sous la domination» frgnpaise; ils n’osaient plus croire qu’il