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Tome sixième.
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MEMOIRES DE NAPOLEON .

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» fvit jamais possible de les chasser du bord

» du ftii_ Les Mameloticks, toujours er-

0 raus daus la baute Egypte , n’elaient pas» detruits. Mourad-Bey, qui venaitde voir» aneaulir eil un seul jour loutes les espe-» rances qu’il caressait depuis long-lemps,

» avait repris iristement lo chemin de Girgc.

» Ibrahim-Bey dtait ii Gaza avec environ» deux mille. des sieus ; il attendait impa-» liemtnenl le grand-visir, dotil Irenteniillo» homines de sa graede arraee etaient dejä» arrives devaut Saint-Jeau-d’Acre. Mais ces» uiasses nombreuscs, entravees par une im-» mensc quantitd de bagages , s’avaneaient» lentement. »

(Page iss.)

.« II avait ä cboisir enlre le gdnc-

» ral Menou, vieil et bravo ofßcier, mais» tout neuf au commandomcnt, et le gdndral» Reynier, dont les talens dprouvds ä l’ar-» raee du Kbin, oü il avait dtd clief del’ötat» major, in.-piraient plus de contiauce. La» passion dicta ce choix de lionaparte ; lo» teeret orgucil, la vainc satisfactiou do faire» predomincr ce qu’il appelait son parli,» l’emporterent sur lo salut de l’armee, sur» l’interdt mdme de sa gloire.»

( 1‘ago ui.)

« Queis qu’uientete les inotifs qui ddter-» iuinerent Bonapartc A l’entreprendre, il sob mdla de grandes vuesa i’esprit aventureuxb qui i'outraiua toujours hors des rouies» ordiuaires et au-dela des borucs de la rai-b son. Ni la Situation dans luquclle il laissait» l’inlerieur de la France , ni l’etat de lab murine, ne pouvaieut lui permeltre d’os-b pdrer les secours sans icsquels la colonieo et lo i'ondalcur devaient uecessairemerab perir; ils eussent die, comiue au leinps desb croisadcs, tot ou lard devores par lo oli-b lnut ou par des peuplcs a demi barbures,b que le ler ne pouvait souiuctlrc, et qu’au-b eun lien religicux ui poliliquo ne pouvaitb unir au vainqueur, mais frapper au coeurb le commerce de l’Angleterrc, eu alliranto en Egypte celui de l'Orient; rouvrir lab route des iresors do Fanden monde; dö-b dommager la Franco de la perte de ses co-b lonies occidentales par de uouveaux etb nombreux ctublissemeus sur les cötes de» l’Afrique ; rendre uu berceau des SciencesB et des arts sa premidre splcndeur ; explo-

» rer un pays ti riche de grands Souvenirs;b aller marquer sa place entre les plus il-» luslres conqudrans; qut-is plus brillansb prestiges seduisirent jamais les lavoris deb la fortune ! »

(Volume Vll, page 97 )

.« Lasortic de l’amiral Gantbeaume

b lut une resolulion aussi audacieuse queb l’entrepriso de la conduiro ii Alcxaudrjeb dtait lemeraire. C’etait hasarder de livrerb aux Anglais la mcillcurc partie. de cc quib rcslait do la marine frantaise : mais ceb sccours pouvait sauver la colouie d’Egyp-b to et dcteriniuer la puix maritime. Sib l’escadro eebappait ä la flotte anglaise deb la Manche, olle dovait, enentrant dansla» Medilerranee, rcnconlrer celle de l'arni-b ral Keilh, et si eile parvenait a Feviter,b il n’dlait pas probable que los cscadresdeb Warrcn et de llickeiton, qui croisaient oub a l’ouvert du detroit, ou dans le canal deb Malto, et dans la irier do Libye , ne cou-b passent sa route avaot l’attcrage a la cöteb d’Egypte . II fallait donc autant do bon-b beur que d’habileld pour remplir cetteb glorieuse mission : l’un et lautro neb manquaient pas a l’amiral franjais; sonb escadre dispersee se trouva tout entiereb reu nie au cap de Gates, le 10 fevrior, dix-b huit jours apres la sorlie de Brest , sansb que les Anglais cn eussent eu connais-b sance. L’umiral llurvo, qui commandait lab flotte do la Manche, en l’abaence de l’a-» miral Corrinvallis fut informö delasortieb do l’cscadro de Brest , par la frdgalo qui» avait combattu contre la ßravourc ; maisb no pouvant croiro que Gautbcauine eütb osd se hasarder ä crilrer dans la Mediter-b rande pour y navigucr au miiieu de trois» flottes cnncmics (environ trenta vaisseauXb de ligne et cinquaj.to (regales ou moindresb bAtimens), il ne deutail pas quo l’escadre» derobdo a sa vigilance, pendant les der-b niers coups de vent, 11’eflt fait voilc pon r» les Indes occidentales. II supposa qu’efl®b dtait deslindo, soit a reprendre Saint-D 0 'b niingue, soit A atlaquer la Jamaique : etfl comuie cetto expedilion, partie de Brest »b pouvait se conibiiicr avec les mouveiuß ,,sb et les IGulalives qu’on avait remarquesb dans les autres porls liangais de l’Ocean»» et qu’une enlidre »dcurite avait fait nAgl*'