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Tome sixième.
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NOTES ET

8 de renforcer la Station anglaise aux8 sous le vent, Vamiral Harvcy detacha* sur-le-champ dans cette direction, ä la8 Poursuite de l’escadre Cranpaise, sir Ro-8 bert Galder avec sept vaisseaux de ligne8 et (lei >x fregates bien approvisionndes pour8 TJatre niois, et lui ordonna de forccr de8 Vui >es pour atteindre l’enncmi. »

(Page 101. )

forceg

■ Ccrtaiu d’ötre deyance par destripißg des siennes, et pouvsuivi pares cadro de Warretv, l’amiral Gantheau-me renoncer a son cntrcpriso; car s’ilPGrsistait ä suivre ses premieres instruc-tl °us, il tombait indvitablemcnt aux atte-ra Ses u’Kgypte dans la flotte reuuie deReith

et de Bickerton, ct ne pouvail sodatier ni d’executer un debarquement enleur presence, ni de se retirer apres uncombat inögel, et d’echapper ä l’amiralWarten, li ne songea donc plus qu’ä de-S a ger son escadre d’un peril si pressant,cl changeant de route, il ciugla vors le»®°tes de Provence , etenlra heureusementa loulon avec les diverses prises qu’ila Vait faites. »

(Page 107.)

«L’amiral Ganlheaume recut bientöt, ä8 dotilon, i’ordre de se remettre ä la voile:8 8 trouvait le port d’Alexandria bloque11 par les forces supövieures de Keith et de» Bickerton, ce dont il n’etail pas permis de» douter, il devait debarquer les troupes ä* Lonest de cette ville, entve Tripoli ct le cap8 Rnxai, avec les approvisionnemens d’oau8 el de biseuit, et les dirigorvers l’Egypte , a8 travers lo desert de Uarca. Cette initiative8 öesesperee exposait cinq mille Franpais ii“ mourir de faim; car si l’armee anglaise8 avait opere son debarquement et s'ötait11 reunie ä celle du grandvisir, ce corps isoV6,» errant dans le desert, eilt ete coupe du8 Caireet d’Aloxaudrie, et ne pouvait plu»8 ni se reuniv ä l’armee d’Orient, ni se rem-8 barquer pour retourner cn Europe .

Le genferal Kleber n’avait jamais^nimandö en chef; il avait servi äl’armöe de Sambre-et-Meuse eomme^neral de division sous les ordres de^urdan. Tombe dans la disgräce du

MEI.ANGES.

| directoire , il vivait obscurementCliaillot quand Napoleon , en novem-bre 1797, arriva de Radstat, apre9avoir conquis l’Italie , dicte la paixsousVienne, et pris possession de la place

j de Mayence. Kleber s’attacha ä sonsort et le suivit en Fgypte. 11 s’y com-tporta avec autant de talent que debravoure; il s'aequit l’estime du gene-ral en chef, qui, apres Desaix , le tenaitpour le meilleur officier de son armöe:il s’y montra des plus subordonnös,ce qui etonna les otticiers de son btat-major, aceoutumes ä l’entendre fron-der et critiqucr les operations ä Tar-nte de Sambre-et-Meuse. Il temoigriaune grande admiration de la bellemanceuvre de la balaille du Mont-Tabor, oü le general cn chef lui sauval’honneur et la vie. Quelques semainesapres, il marchait, ä la tele de sa divi-sion, ä l’assaut de Saint-Jean-d’Acre,Napoleon lui envoya l’ordre de veuirle joindre, ne voulant pas risquer unevie si precieuse dans une occasion oüson göneral de brigade le pouvait rem-placer.

Quand le general en chef prit leparti d’accourir cn Europe au secoursde la rtipublique, il pensa d’abord alaisser le commandement ä Desaix;ensuite ä amener avec lui en FranceDesaix et Kleber; et enfin il resolutd’ainener le premier et d’investir lesecond du commandement. Ge seraitune singuliere marque de jalousie qued’elever un genöral de division auposte de gönbral en chef! Il est fdcheuxde lire une teile assertion dans un ou-vrage estimablc; car enfin de quoiaurait pu 6tre jaloux le vainqueur detant de batailles! et quelle preuve ena-t-il donnöe?

E’armee d’Egyptc pouvait se main-tenir et möme se perpetuer dans lepays saus recevoir aucun secours de