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Tome sixième.
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NOTES ET MELANGES.

ter de cette ouverture , regardant quesa qualite de souverain de Home 6taiteonfondae et inhärente avec son ca-ractere spirituel : ee Systeme n’etaitPas soutenable. Les troupes franpaises,d »es ses eiats, ütaient peu nombreu-Ses , et la bataiüe d’Essling ayantjetüquelques doutes sur l’issue de lagüerre, l a population 6tait agitde: les »int-pere , renfemd au fond de sonPalais, avait fait Clever des barricadesautour-, eiles etaient gardeespar quel-ques centaines d’liommes armös quie xei Qaient la plus grande surveillanee.^ 8s troupes fran$aises qui occupaienties postes extörieurs, se prirent deqVierelle avec eiles; eiles se crurentbravees: tout cela excitait leurs sar-c asmes. La Situation du pape etaitdangereuse : il dtait ä craindre que,d’un moment a l’autre, on en vint auxuvains ; les balles ne respectent per-s °nne. Le general commandant aRome fit les plus vives remontrances;d ne put faire comprendre quele papeserait beaucoup plus en süretd , gardePar la saintele de son caractere, etque d’opposer la force äla force pou-vait avoir les effets les plus l'unestes.N’etarit pas ecoute, il prit alors conseildes circonstances: il adopta le partide faire transfdrer lepape ä Florence ;>1 le devait au saint-pere, il le dcvaitü la nation franpaise, il le devait a1 Europe : qu’eüt-elle dit si un sang siPrecieux eüt ete versd dans une rixe?Son devoir n’etait-il pas de veiller aulUaintien de la tranquillite publique?Elle fut sur-le-champ r6tablie; mais lagrande-duchesse de Toscane , surprisequ’on eüt envoyd le pape ä Florence ,s ans uu ordre de l’empereur , et ayante Üe-m6me peu de troupes, fit conli-Uüer le voyage et le dirigea sur Turin .Re widme motif porta le prince gouver-i'eur-geueral du Piemont a lui faire

conlinuer sa route jusqu’ä Grenoble .Un courrier de Rome instruisit l’em-pereur a Schoenbrunn, de ce qui ve~nait de se passer : il envoya aussitötdes ordres ä Florence , pour que , sile pape y etait arrivd, on le plap&tdans une maison de Campagne dugrand-duche, et qu’on l’environnät detous les honneurs et de tous les respectsdus ä son saint caractdre; ä Turin ,que si le pape y dtait arrive, il fut di-rigd sur Savone ; enfin ä Paris , d’en-voyer ä la rencontredu pape, pour !ereconduire ä Florence , s’il n’avait pasdcpassd l’Apennin, et ä Savone , s’ilavait depasse ces montagnes. Quoiquemecontent de ce qui dtait arrivd , il nepouvait pas desavouer son general äRome; sa conduite avait dtd obligde.Il dtaitimpossible de rcnvoyer le papeä Rome, sans s’exposer ä des dvene-mens dont le rdsultat pouvait dtre en-core plus fächcux. On dtait alors ä laveille de la bataille de Wagram quidevait ddcider de la paix , et il seraitä temps alors de negocier avec le saint-siege , et de mettre un terme ä ces fä-cheuscs affaires.

Toute la maison imperiale de Turin fut mise ä la disposition du pape: äSavone , il fut logö ä l’archevöche, oüil etait convenablement. L’intendantde la liste civile, le comte Salmatoris,pourvut abondamment ä tout ce quietait ndeessaire. Il rcsta uinsi plusieursmois, pendant lesquels on lui offrit deretourner a Rome , s’il consentait ä nepoint y troubler la tranquillite publi-que, ä reconnaitre le gouvernementetabli dans cette capitale, et ä ne s’oe-cuper que d’affaires spirituelles ; maiss’apercevant qu’on voulait lc prendrepar lassitude, et que le monde conti-nuait ä marcher sans lui, il adressades brefs aux chapitres metropolitainsde Florence et de Paris , pour troubler