Band 
Tome sixième.
Seite
306
JPEG-Download
 

306

M&MOmES 1>B NAPOLEON.

» frappc, Napoleon ne se trouva que plus» cmbarrasse, etc., etc. »

Napoleon voulait recröer la patrieitaliennc; röunir les Vßnitiens, lesMilanais, les Piömontais, les Gßnois,les Toscans, les Parmesans , les Mode-nois, les Romains, les Napolitains, lesSieiliens, les Sardes, dans une seulenation independante, bornee par lesAlpes , les mers Adrialique, d’lonieet Medilerranec ; c’etait le tropheeimmortel qu’il elevait ä sa glöire. Cegrand et puissant royaume auraitconlenu la niaison d’Autriche sur ter-re ; et sur mer, scS flottes, reunies acelles de Toulon , auraient domine laMediterranee, et protegd l’ancienneroute du commerce des Indes par iamer Rouge et Suez. Itome, capitalcde cot 4tat, elait la ville eternelle:couverle par les trois barrieres desAlpes, du Pö, des Apennins , plus äportce que toute autre des troisgrandesiles. Mais Napoleon avail biendes obstacles a vaincre ! II avait dit äla consulle de Lyon : ll nie faut vingtans pour retablir la nation italiennc.

La configuration geograpluque del’Italie a influence sur ses destindes.Si la mer d’Ionie eut baigno le piedde mont Velino; si loutes les terresqni forment le royaume de Naples , laSicile et la Sardaigne , eussent etejetees entre la Corse, Livourne etGöncs, quelle influence cula .i’eut-ilpas cu sur les evenemens? Avant lesRomains, les Gaulois s’emparcrenl detout le nord de l’ltalie, depuis lesAlpes jusqu’a la Magra a l’ouest, leltubicon ä l'est, dans le temps queles peuplcs de la Grece s’emparaientdeTarente, de Reggio , de tout le midide la presqu’ile ; les Italiens furentrefoul6s en Toscane et dans le Latium .

Cependant, sans la politique despapes, Vcsprit public des Italiens,

peupie 6clair4 et passionn4, eöt sUf-monte ces difficultes locales; mais 1cVatican , trop faible pour reunir soussa domination toute l’ltalie, eut conS'tamment assez de puissance po urempöcher aucune republique, aucu nprince, de les r4unir sous son autorite-Trois cboses s’opposaient ä ce gran ( *dessein : 1° les possessions qu’avaien*les puissances 4trangeres; 2° l’espr'*des localites; 3° le scjour des pap eS

ä Rome .

Rix ans s’ötaient ä peine ecoul4 ädepuis la consulte de Lyon , que * ePremier obstacle ctait eritieremen*leve: aucune puissance 4trangere neposs4dait plus rien en Italie ; eile 4tai*tout enlierc sous l’influcnce immc'diate de l’empereur. La destructio nde la republique de Yeniso, du ro !de Sardaigne , du grand-duc de Tos-cane, la röunion ä l’cmpire du palri"moinc de Saint Pierre, avaientdisparaitre le second obstacle. Comn' 10ces fondeurs qui, ayant ä transformierplusieurs pieces de petit calibre e nune seule de quarante-huit, les jette»*'d’abord dans le baut fourneau poü rles decomposcr, les reduirc en fusio»?de möine, les petits elats avaient 4t4reunis a 1’Autrirbc ou ä la Fraucß’pour 4lre reduils en elemcns, pcrdr eleurs Souvenirs, leurs prclentions, e *se trouver properes au moment de l* 1foule. Les Venitiens, reunis pendai 1 *plusieurs annecs ä la monarchie aU'tridiiennc, avaient senti toute l’anic 1 'turne d’ölre sournis aux Allemanf*'’lorsque ces peuples rcnlreronl s 0 ’^la domination .italiennc, ils ne s’ ,,Kquieterent pas si leur ville seraitcapitale, si leur gouvernement ^er* 11plus ou moins aristocraliquc, Larevolution s’opera en Piemont > aGönes, ä Romo, brises pur le g l '<

rai^

mouvement de l’empire fran^ais«

ll