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NOTES ET MELANGES.
qu’ils montrassent de la fidelite ä la !^ere-patrie, et ä la republique qui'eur avait fait'tant de bien. Les enfansdes chefs noirs elevds en France dansecoles coloniales, 6tablies ä ceteffet, resserraient tous les jours da-y antage les liens de ces insulaires aveela metropole, Tel etait l’etatde Saint-Domingue et la politique adoptee parle gouvernement fran^ais ä son 6gard,lors que i e colonel Yincent arriva äParis . II etait porteur de la constitu-tion qu’avait adoptee de sapleine auto-r >td Toussaint-Louverture , qui l’avaitfait imprimer et mise ä exeeution , etqii'il notifiait a la France . Non seule-ment l’auloritö, mais meme l’hon-neur et la dignite de la rdpublique^laient outragees: de toutes les ma-n ‘äres deproclamer son independanced’arborerle drapeau de la röbellion,loussaint-Louverture avait choisi laplus outrageante, celle que la metro-Pole pouvait le moins tolercr. Do cemoinent, il n’y eut plus ä delibbrer,les chefs des noirs furent des Africainsingrats et rebelles avcc lesquels il etaitimpossible d’etablir aucun Systeme.L’honneur, comme I’interöt de laFrance , voulurent qu’on les fit rentrerdans le neant. Ainsi la ruine de Tous-saint-Louverture , les malheurs quipeserent sur les noirs, furent l’efletde cette demarche insensee, inspireeSans doute par les agens de l’Angle-terre, qui, deja, avaient pressentitout le mal qu’eprouverait sa puis-sance, si les noirs se contenaient dansla ligne de modöralion et de soumis-sion, et s attaebaient a la mdre-patrie.Il suffit, pour se faire une idee del’indignation que dut dprouver le prä-mier consul, de dire que Toussaint,non seulement s’attribuait l’autorites ur la colonie pendant sa vie, maisquhl s’investissait du droit de nonuner
son successeur, et voulut tenir son au-toritd, non de la mdtropole, mais delui-möme , et d’une soi-disant assem-blße coloniale qu’il avait erdöe; etcomme Toussaint-Louverture dtaitleplus modere des gendraux noirs ; queDessalines, Christophe, Clervaux , etc.,dtaient plus exageres, plus desaffec-tionnes et plus opposes encore ä l’au-torite de la mdtropole, il n’y eut plus& deliberer : le premier parti n’dtaitplus praticable, il fallut se resoudre kadopter le deuxieme , et ä faire le sa-crifice qu’il exigeait.
Ile NOTE.
(Volume II, chap. XI.)
Les liaisons du colonel Vincent avecles noirs et la grande conftance qu’a-vait en lui Toussaint-Louverture , l’a-vaient rendu depuis long-temps sus-pect al’administration,.qui cependant,employait cet officier pour influeu-cer et convaincre, autant que possi-ble, les noirs de ses bonnes dispositionsa leur egard. Mais lorsqu’il se presentaporteur de la declaration de Finde—pendance des noirs, et qu’il parutvouloir la justißer, il inspira un sen-liment de degoüt que l’on dissimulapour ne pas donner l’eveil a Toussaint,et pour recueillir les renseignemensprecieux que ce colonel avait sur laPosition miülaire des noirs, et sur lesfortifications qu’ils avaient dleveesdans les mornes; cela fait, on lui or-donna de se tenir desormais etrangeraux affaires de Saint-Domingue : il futmis a la disposition du ministre de laguerre pour ötre employe dans songrade, lldesiraqueceftitdans un payschaud, et il oblint la direction des for-tifications de la Toscane , Il a depuis