assiste plusieurs annees (le suite, auconseil des travaux du mois de janvier,comine directeur des forlilications ,qui se tenait e» presence de l’empe-reur; il y a fait adopter ses plans pourles chAteaux des Präsides, de Florence ,deLivourne et de Porto-Ferrajo. 11 seplaisait a Florence oü il maria une deses filles. Xout cela ne devait pas don-ner lieu ä des asscrtions de libelks quidcshonorent un ouvrage hislorique. Lepremier consul n’a pas tait part deses projets sur Saint-Domingue quidevaient rester secrets, et pouvaientötre exöcutes quelques mois apres, äune personne qui ötait l’agent deToussaint, et dont les machinationssecretes n’etaient plus un mystere : iln’a pas pu non plus lui communiquerses negociations avec la cour de Lon-dres, et cela pour l’expedilion deSaint-Domingue , par une notion prG-paratoire, puisqu’il n’y a eu ni notes,ui pourparlers , ni negociations avecl’Angleterre pourl’expedition de Saint-Domingue .
IIl e NOTE.
(Volume II , chap. XIII.)
J1 contient le dcpart de France debarmte du capitaine-general Ledere,son arrivee ä Saint-Domingue , et sespremieres operations. 11 y est dit :
« 1" Que Napoleon avail, dans son ca-» binet particulier, plusieurs fonctioimai->> res de la colonic qui redigeaint des ins->, truclions secretes, sans que l'hommo dew mer experimente, qui lenait ä cetle epo-» que le porlefeuille de la marine , cüt» cte appcle ä donner son avis, raäme sur» les dctails nautiques de l’expedition : il» n’avait eu qu’ä signer pour copie con-a forme, les instruclions dejä rcveluesdo» 1'approbation et de la eignaturc du pre->■ niier coiisul; que le tcinps oü les floltesa deUi^.i, j» U chefort, de I.orient, ont
» mis ä se rallicr au cap Sarnana, ompecha» rexpedition do surprendre Toussaint-» I.ouverlurc; 2° que les negociations ch-» taniees parle cabinot deSaint-Cloud au-» pres des cabinets etrangers, relativemeut» ä l’expcdition, en avaient ebruite les de-» tails; 3u que les inslructions secretes sur» l'expedition de Saint-Domingue renfer-» maient l’ordre positif de ne souffrir au-» cuno yacillation dans les principes de» leur cxeculion, ce qui fut la cause que» le general Leclcrc dut perdre un jour» pour operer la descente et surprendre le
» Cap. que l’ä-propos fait tout a la
» güerre.... et qu’il est toujours dangereux» de prescrire des mesures de detail, etc.,
» etc. »
Le premier consul n’agissait danstoutes les parties que par l'interme-diaire de ses minislres. S’il n’eüt paseu conliance dans le ministre de lamarine Decres , qui 1’empGchait de lerenvoyer et d’en prendre un autre?Etait-ce l’influence dontil jouissait au-pres des autoritös constituees ou dansla nation; les victoires navales qu’ilavait remportöes, ou le grand amourque lui portait le corps de la marine?Tout cela est donc absurde. Ce ministrea redige toutes les instructions navales.S’il a juge ä propos de donner troispoints de ralliement aux escadrcs deBrest, Lorient et ltocliefort: le pre-mier, au cap Finistere ; le deuxieme,aux Canaries ; letroisieme, au cap Sa-tnuna : c’est que celaötait en usage deson lemps, et surtout dans la guerrede 1778. Si un ministre signaitdes ins-truclions conlraires ii son opinion etäson experience , ce serait le plus baset le plus vil de lous les hommes.Pourquoi donc dans un ouvrage liis-lorique deslionorer un ancien miniS'tre, oBicier general, en voulant lejustifier? Un ami maladroit est plusdangereux qu’un ennemi.
L’ainirol Yillarei .loveuse a mis ( l ua ‘