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Tome sixième.
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ranle-six jours pour faire la traverseee ^rest au Cap, c’est-u-dire quatre0,1 c inq jours de plus que la traversdej^Yenne d’un convoi; mais cette cir-0ll slance n’influe en rien sur l’incen-du Cap et la destinße de Saint-Do-Süe. II 6tait impossible de surpren-re l °ussaint-Louverture, les arme-p ens dui se faisaient dans les ports de™ nce fixaient les regards du monde,es noirs avaient des agens et desa Paris, a Nantes, ä Bordeaux ,°chefort, aAnvers, ä Amsterdam a Londres . Les bätimens amöricainsc °üvraient l’Ocöan ; il ne se passaitPas un seul jour qu’il n’en arrivätPhisieurs dans les ports de la colonie.^ es bälimens americains sont bonsmar cheurs; d’ailleurs un navire quiriav <güe seul, a un grand avantage de*j aarc he sur un convoi. L’armement. u general Gantheaume dans Brest , enJ a nvier 1801 , avait öveilld les noirs :

* 8 ava '6nt des lors 61eve des fortifica-jons da ns I’jnt6rieur, y avaient reuni1 6s magasins de poudre et de vivres,e t pris la resolution de brüler le Capet les villes s’ils ne les pouvaient de-endre, et de se retirer dans les mor-nes. Ce sont des officiers de genieblancsqui ont dirig6 et traceces ouvra-ges. Tous les amiraux et les generauxeommandant les troupes de debarque-^ e “t et les escadres, soit celles deJjrest.deLorient, de Rochefort, de

Gadix, de Toulon , avaient des ordresdu ministre de la marine. II etaitne-

cessa.repourleurexecutio„ que le ge-neral de terre etl’amiral se concertas-sent; cn outre, l’amiral Villaret-Joyeu-Se , eommandant en chef toutes lese seadres, avait un ordre gendral pour*es affaires de mer, comme le capi-taine-general Ledere pour les affairesde terre. Ces ordres n’etaientpasfaiisP°' ,r <Hre publies, mais n’etaient pas

NOTES ET MllLANGfiS. 329

non plus ee qu’on appelle ordres se-crets. L’cscadre et la division qui de-vaient prendre possession du Port-au-Prince , etaient, apres celle du Cap, lesplus importantes. L’amiral Yillaret-Joyeuse etle capitaine-gönßral Lederefurent charges de döbarquer au Cap.Latouche-Treville , eommandant l’es-cadre de Rochefort , et le general dedivision Roudet, furent destines ä de-barquer au Port-au-Prince . L’amiralLatouche-Treville etait le plus habileofficier de notre marine, et le plusancien apres l’amiral en chef. Le ge-neral Roudet avait fait la guerre descolonies ; il etait estimd des liommesde couleur , qui sont nombreux dansla partie du sud. L’escadre de Roche-fort. destinee pour Port-au-Prince , putemßarquer les hommes et les chosesqui lui etaient utiles pour cette Opera-tion. Ces ordres du ministre ne pon-vaient ötre chang^s qu’en consöquenced’un concert du capitaine general etde l’amiral. Il parait que le capitaine-göneral eut un moment l’idde de fairedebarquer la division Boudet pourprendre possession du Cap, et enparla ä l’amiral qui lui en fit sentirles inconv6niens.

« L’amiral Latouche et le general» Boudet, ayant appris en partant de» France qu’ils allaient ä Port-au-» Prince, s’y sont prepares en cous6-» quence. Si nous cliangeons arbitrai-b rement, ces dispositions du gouver-» nement et que l’expödition dub Porl-au-Prince vienne ä manquer,» vous et moi en serons responsa-» bles. b Le capitaine-general Lederese rendit sur-le champ ä ces considd-rations si snges, ne pouvant allegueraucune necessite, aucune urgencepour detourner les troupes du göndralBoudet de leur destination. Si l’amiralse fut rendu aux premiers desirs du