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Tome sixième.
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MKM01 »ES J)K NAPOLEON.

capitaine-günüral, le general Boudetne füt pas arrive au Cap une lieureplus töt; Ie Cap eüt üte ügalementincendie, et il est probable que l’expü-dilion du Port-au-Prince aurait man-que, et que cette ville aurait eu lemfime sort que celui de la Kapitale.C’est le düfaut de pilotes qui a misdu retardement dans l’occupation duCap, n^gligence impardonnable de lapart de la marine, de ne s’en fitre paspourvue avant de partir de Brest .Mais, quand l’amiral Villaret-Joyeuseeüt etü muni de pilotes, il eüt donnütout d’abord et a toutes voiles en ar-rivant dans la rade du Cap. Qu’il eütdebarquü sur-le-champ ses troupes,le Cap n’en eüt pas mois ete incendie,puisqu’il ne fallait aux noirs que cinqou six hcurcs pour y parvenir, qu’ilsavaient toutprepare, et que leur rüso-lution prise depuis long-temps etaitirrevocablc.

Le premier consul hesita un mo-ment s’il devait ordonner au capitainc-general de ne pas efl'ectuer son debar-quement et de ne commencer leshostilitüs, que lorsque sa lettre a Tous-saint-Louverturc, dont etaient por-teurs ses enfans, lui aurait 6te remise:mais cela eüt eu de grands inconve-niens; Toussaint eüt fait courir scs en-fans et la lettre apres lui autant quecela lui aurait ete convenable.« Onavait plusieurs exemples de ce genred’astuce. Cela eüt donc exposü l’armeeä perdre un temps bien precieux, etdonne le temps aux noirs de revenirde leur premiere surprise. Ce fut sausdoute une contrariele que les enfansde Toussaint-Couverture eussenteprouve quelques jours de retarde-ment a debarquer , mais cela n’a eted’aucune consequence. Lorsqu’on re-liecliit sur ia eonduite de Toussaint-Louverture avec le general, pendant

tout le rögne du directoire, celle qu’ila tenue en 1800 et 1801, on voit quesa r6solution ütait de perir ou d’arri-ver ä l’indüpendance, c’cst-ä-dire äne souffrir dans la colonie la prüsenced’aucune force blanche de plus de deu*mille liommes. Toussaint savait bieuqu’en proclamant sa Constitution, üavait jetü le masque, et tire l’üpee dufourreau pour toujours.

IV NOTE.

(Volumo II, chap. XVII, page I Tltet chap. XVIII.)

Ccs deux chapitres contiennentl’ar-rcstation et le renvoi en France deToussaint- Louverture , l’insurrectioi 1des noirs, et la mort du capitainC'general Ledere.

Le capitaiue-general Ledere etaitun officier du premier merile, propi' eä la l'ois au travuil du cabinet et ausmanceuvres du champ de balaille : üavait fait les campagnes de 1796 et1797, comme adjudant-general au'pres de Napoleon ; celle de 1799 souSMoreau comme general de division. ^commanduit au combat de Freisingd 1oü il battit l’arcliiduc Ferdinand; ü

conduisit en Espagne un corps d’ob'servalion de vingt mille hommes des"tine ä agir contre le Portugal ; cnfiu>dans celle expedition de Saint-DomiU'gue, il düploya du latent et de 1’acti"vite; en moins de trois mois il battitet soumit cette armüe noire qui s’etaitillustree par la defuite d’une armß eanglaise.

Le capitaine-gdieral Ledere avaitrefu effectivement en partant, depropre mainde Napoleon , desinstru c 'tions secretos sur la diredion polild 111 'ä suivre dans 1c gouvernement decolonie. Oes instrudions sonl reste c-