344 MEM01RES »E NAPOLEON.
(Page 9 G.)
« Voici de quelle maniere je composemon liataillon, que je nomme cohorte, pourrappeier que j’ai eil yue l’organisation ro-maine. La cohorte, en bataille, u’a d’autredivision naturelle que celle des rangs: j’a-dopte donc cette diyision consacree parl’exemple de l’ancienne legion romaine, etje fais, de chaque rang, une compagnie deligno ; ce qui me donne trois compagnies deligne par cohorte, puisquo nous rtous for-mons en bataille sur trois rangs. La promierocompagnie, forrnee de soldats choisis, nonpas ä la taille, mais partni lcs plus braves,lcs plus instruits et lcs plus aguerris, forme-ra le premier rang, qui est le plus expose,ct qui doit servir d’exemplo aux autres: jolui conserve le beau iiora de grenadiers, il-luströ par tant d’exploits, et qui rappelle dessouveuirs si glorieux. La seconde Compa-gnie, formee par un deuxiomo choix , seraplacee au troisiemc rang; et enfin la troi-sieme compagnie , composde de soldats lcsplus novices ct los moins braves, encadrceau deuxieine rang, cntre deux rangs d’elite,scra eontraiute de faire son devoir. »
(T'ago 99,)
<( Oulre ces trois compagnies de ligne,nous organiscrons une qualrieme Compa-gnie de troupe legere, 4 laquelle nous con-servcrons le tilre de voltigeurs, qui dcsignefort bien le gcnre de lcur Service • car il estcertain qu’il faut creer deux especes d’inl'au-terie: l’une formant des masses ou aes li-gnes, pour soutcnir le choc et reffort de labataille, ct renvorser l’ennemi; et l’autro,pour lo reconnaitre, le harcelcr et lc pour-suivre: c’est une vöritö incontestable pourquiconquo a fait la guerre. »
(Page ico. )
« L’edncation des troupes legeres et celledes troupes de ligne ne doivent pas plus soressembler que leurs Services. A quoi bonenseigner aux voltigeurs des mouvcmeiisgraves et reguliers, ct des mouvemens deligne, s’ils ne doivent jamais etre en ligne,ni en faire usage? F,xercons-les plutöt acourir, 4 sauter, 4 nager, ä franchir lousles obstacles, 4 sc couvrii de lous los acci-dens du terraiu, 4 So dispersei OH avant des
lignes; ä se rallier, 4 toutes jambes, pourse pelotonner conlre la cavalerie; ä se mö-ler ct 4 combattre avec nos cavaliers legion'naires; a sauter en croupe derTiere eux, etsurtout a tirer avec bcaucoup d’adrcssc,dans toutes sortes de positions: voilä l’edu-cation qui convient 4 la nature de leur Ser-vice.
(Pago 168 .)
« Les voltigeurs sont destincs 4 combat-tro et ä marclierisolement; il est donc inti-tilo de leur donner uu pas uniforme, et deleur enseiguer ä manoouvrer avec rcgulariteet cnscmble, commc les troupes de ligne.H suffit de lcs habitucr 4 se reunir rapide-ment, en cercle, contre la cavalerie, et a serallier derriöre les lignes. Ils doivent, danslo premier cas, sc rasscmblcr au pas decourso, se pelotonner lumultuairoment au-tour de leurs offleiers, ct formet - un cercleplcin, qui presente des feux et des baion-nettos de tous cötös: c’cst la maniere 1*plus prompte et pout-6iro la lneilleure deformer une petito troupe contro la cavale-rie. »
(Pago 2 oo.)
« Une partio des voltigeurs de la premier®ligne sera disperseo en avant du front descohortes. Lo nombre de ces tiraillcurs doit<5lre proportionnd ä l’etendue de la ligne, *raison de trois ou quatre pieds par homm®>cspace nöcessaire pour qu’ils puissent agi flibromcnt. Ce Service n’cmploiera gucrequ’une dcmi-compagnio par coliorto; l eSautres voltigeurs se pelotonneront derriörela cohorte, ou rcsteront en reservo, prets isuccedcr aux promiers tiraillcurs, auxqud 8lo repos deviout nccossairo apres deux 011trois heures do ce melier fatigant et perifleux. C’est cette reserve de voltigeurs qu'£> nomploiera ä rainasscr lcs blesscs de la ligne’pour les transporlcr aux ambulanccs; *aller chcrchcr dos siipplömens do cartoU"dies, au parc, et enfin il lous les Offices d u ‘forccnt 4 quittcr los drapeaux : de sorto <l° eles soldats de ligne, n’ayant plus auc 0 * 1pretexte de quilier leurs rangs, s’habitu®'ronl a nc jamais los abandonncr, ct ä res lcfinebranlahles a leur poslc: ce sera lc inoy®"de coiiservcr les lignes gavnics ct saus br®che. Les völligem» Je la dctiX’öme