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Tome sixième.
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vieilles legions cn ütaient d6concer-tees: ce futune descausesde la defaitede Crassus .

Lcs tirailleurs auraient plus besoind’armes defensives que tous les autres,parce qu’ils s’approclient plus souventdel’ennemi, et sont plus exposds hetre sabres par la cavalerie: mais ilne faut pas les surcharger; ils ne sau-raient ütretrop mobiles. Ainsi , quandmöme lcs armes defensives seraientutiles ü l’infanterie en ligne , on nepourrait pas lui en donner, puisquetous les hommes d’un bataillon fontnecessairement le Service de tirail-leurs.

Iln’estpasun cadetsortant de l’e-cole qui n’ait eu l’idüc d’armer les ti-railleurs avec des fusils a deux coups;il ne leur a sufTi que l’experienced’une Campagne pour sentir tous lesinconveniens qui en rüsultcraient pourl’usage de la guerre.

II est cinq clioses qu’il ne laut jamaisseparer du soldat: son fusil, ses car-touchcs, son sac, ses vivres pour aumoins quatre jours, et son outil depionnier; qu’on röduise ce sac auruoindre volume possible ; qu’il n’yait qu’une chemise, une paire de sou-liers, un col, un mouchoir, un brl—quet, fort bien; mais qu’il l’ait tou-jours avec lui; car, s’il s’en sdpareune fois, il ne le reverra plus. Latheorie n’est pas la pratiquc de laguerre. C’etait un usage , dans l’armöerussc , qu’au moment de se battrc, lesoldat mit son sacä terre : oü sont lesavantagcs attaclies ä cette mcthode?les rangs pouvaient se serrer davan-tagc ; les feux du troisieme rang pou-vaient devenir utiles , les lioinmcsetaient plus lcstes, plus librcs, moinsfatigues; lacrainte de perdrc son sac ,oü le soldat a l’habitude de mellretout son avoir, <5tait propre ü l’atta*

DE NAPOLEON.

eher ä sa posilion. A Austerlitz, tousles sacs de l’armee russe furent trou-vüs ranges en bataille sur la hauteurde Posoritz ; ils y avaient ete aban-donnes lors de la deroute. Malg retoutes les raisons specieuses qu’° npourrait allöguer pour cet usage, l’ eX 'püriencc l’a fait abandonner aux Ru s 'ses, les neuf chevaux de bät seraien 1 -mieux employös ä porter des caisse 8d’ambulances, des cartouches et de 8vivres.

Les olticiers des compagnies se de'graderaient, s’ils se mölaient des de'tails du decompte du soldat; ils de'viendraient des sous-officiers: le sef'gent-major est propre ü ce Service-Est-il donc impossible de trouver uusergent - major, honnöte hommc-Mais si l’ollieicr abusait, a qui le sol'dat aurail-il recours? quelle ne seraitpas la röpugnancc d’un capilaine #recevoir lcs reclamations d’un soldatcontre son lieutenant, qui fait sa so-eiöle, avec qui il mange , et dont il estl’egal : nous voulons croire qu’aucuaoflicier ne serait asscz vil pour abusefde rignorancc du soldat. Mais celui-ci-qui, de sa nalure, est soupgonneuxien aurait-il moins de mdfiance ? etl’opinien de profond rcspect, que I®discipline militaire exige qu’il ait pourson olficier, n’en serait-elle pas al"tör6c ?

Lcs tentes ne sont point saines; 11vaut mieux que le soldat bivouaque.parce qu’il dort les pieds au feu, qu’i 1s’abrite du vent avec quelques plan'dies ou un peu de paillc; que le voi'sinagc du feu söclie promplement l cterrain sur Icqucl il se couche.teilte est nöcessaire pour les chefs <P Uont besoin de lirc, de consulter 1,1carte. 11 en faut donner aux chefs debataillon, aux colonels, aux generauXiet; leur ordonner de ne jamais couchef