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Tome sixième.
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MEMOIRKS DE NAPOLEON .

tumuliuairement, et de cli arger en desordreet a bride abattue. J’en appelle aus Fran-gais qui ont appris ä connattve, euEgyptc,la valeur des Mamelucks ; nos escadronseuropeens, ayec leurs mouvemens compas-aes et leurs charges en ligne, brillaiciil-ilsdcvant celte milice desordonnee?I’ou vaient-ils lui resister un instant? N’ötaient-ils pasi'ompus et tailles en pieccs par les Mame-lucks qui scinblaient courir plutöt ä desexercices qu’a des combats, tant iLs trou-vaient peu de dangers ä ces sottes de cltar-ges. Quant aux fantassins frangais, s’ils par-vinrent ä braver des cavaliers aussi coura—geux et aussi adroits, au milieu des plainesrases de l’igypte, c’est une preuve irrecusa-

bles 4 la cavalerie, en general, et qu’ils sob {meine nuisibles ä la cavalerie legere, <J° B *ils genent la rapidite et contrarient le s er "vice. II n’cn cst pas de la cavalerie conto 18de l’infanterio : celle-ci n’a de force et & evaleur, que par l’ordrc, la discipline, etrensemblc; l’autre peut agir confuseni 8Btet lumultuaireinent, pourvu qu’elle agi» scavec rapidite : il n’est pas, jusqu’4 son ä e 'sordre memo, dont eile ne lirc parti dans I 8combat, pour envelopper l’ennemi, le n> e 'nacer dans tous les scns, se multiplier a£ ßSyeux , l’eblouir par la rapidite et la varic 18de ses caracoles; cnfln, ebranler son iiuag 1 'nation et le frapper de tcrreur. »

bledel'impuissance de la cavalerie, quelquebonne qu’elle soit, contre de la bonne in-funterie.-- Les lrussards qui forment la ca-valerie legere des Autrichiens, ne furent,dans l'origine, que des bandes irregulieresde paysans hongrois , sans solde, sans disci-pline, faisant la guerre par l’appät du butin:ils se dispersaient au loin, se glissaient par-tout, et combattaient toujours isoiement;ils suivaient les sentiers les moitts prati-ques, ils penetraient jusqu’au milieu descamps, dans l’ombre et le silenee de la nuit;ils se glissaient sur les flaues et sur les der-rieresdescoloniies;ilssurprenaientlesparcs,les convois et les postes isolcs; et enfin ilsobservaient tous les mouvemens de l’ennc-mi, en se tenant tapis, lejour , dans lesbois

(i’age 170.)

« La cavalerie de ligne des Frangais, ave 8

ses gros chevaux de trait, surchargcs de sei"les enormes, cst sans donte trop lentc cttrop lourde, quoi qu'en disent quelques of'ficiers de cavalerie. Ils s’imaginent quel’on donnait ä leurs escadrons des ehevaa 1

ptus icgcrs, ils ne pourraieut plus choquC rles lignes ennemies, avec la mime force!mais ils se trompent, car le choc des corp s

etant, en raison de la masse multipliee p 8tla vitesse, il s’ensuit qu’ou peut gagneDpar la vitesse d’un cheval, cequ’on perdsa masse. »

i I’age sol.'

et les fourrecs. Cette espece de milice so ren-dit assez redoutablc, pour que la plupartdesnations de l’Europe clierchassent ä t’i-miter ; mais bientöt on voulut regulariscrces bandes : on en forma des regimens bril-lans, exerces a toutes les mamr.uvres Jo li-gne; et, des lors, les hussards perdircnlpresque toutes les qualUes qui les avaientre ndus si precieux. Les Cosaques, cetteexcellente cavalerie legere des Iltisses, sontaujourd’hui ce qu’6latent autrefois les hus-sards hongrois; mais si, sous prclexto deles regulariser, on vcutlcs astreindre al’on-semltle et aux mouvemens reguliere destroupes de ligne, ils perdrout presque tou-les leurs qualites acluelles, et ne pourrontque deveuir de la cavalerie de Sigmt fortmediocre. — Concluous, de tous ccs exent-ples, que les mouvemens metbodiqucj et lesmanieres regtt) irres ne so/it pas indispeusa-

« Dix pelotons de la cavalerie legi 011 ’naire couvriront les flaues de l’infanterie» ^hauteur de la dcuxieme ligne, oü ils p ol|front vciller a la sürete des flancs, sans * 8trouver exposes aux feux des petilcs arm 89 '(La dcuxieme ligne est eloignea de eent ci> 1 'guante loises de la premiere .) »

t I’ngo atx.)

« Cette proportion d’un onzieme scnil>l csuliisante pour rempliT l’objct de la cafal 8rie Icgiotmaire ou legere : il parait io« 11 ' 1 'de multiplier, au de!» du slrict necessa> rf 'uno cspece do troupo dont l influence 85presque nulle pour gagner des batail* 8 *'Ainsi nous comprcndrons, dans l’orgatti SÄlion ,le la legion, un corps de cavalerie ö®sept ccnl soixante chovaux : il scra d lVlSen deux parties quo tious nomnierons a ^ eS 'cotume les Romains, pour designer qu’cll ß9