NOTES ET MKLANGES.
qu’une avant-garde ou une arriere-£ ar de, införieure en nombre, evite^ es actions trop vives, un engagementg^Gral, et cependant retarde l’enne-ai a ssez long-temps, pour donner letemps a l’armee d’arriver, ä l’infante-rie de se döployer, au göneral en chefde faire ses dispositions, aus bagages,aax parcs, de filer. L’art d’un genörald’avant-garde, ou d’arriere-garde,Cs *'' saus se compromettre, de conte-*|' r l’ennemi, de le retarder, de Vo-riger ä mettre trois ou quatre heu-Tes d faire une lieue : la tactique seuledonne les moyens d’arriver ä cesgrands resultals; elleest plusneces-s aire ä la cavalerie qu’a l’infanterie,ä l’avant-garde ou ä l’arriere-garde,que dans toute autre position. L’in-Sür rection hongroise, que nous avonsvu e, en 1797, 1805 ct 1809, ötaitPitoyable. Si les Iroupes legeres dutennps de Marie-Therese se sont ren-dues redoutables, c’etait par leurbonne Organisation, et surtout par' e ur grand nombre. Supposer que depareilles troupes fussent supörieuresaux hussards de Wurmser, aux dra-gons de Latour ou de l’archiduc Jean,c’est se former d’etranges idees deschases : mais ni l’insurrection hon-groise, ni les cosaques, n’ont jamaisform6 les avant-gardes des armöesautrichiennes et russes; parce que,qui dit avant-garde ou arriere-garde,dit troupes qui manceuvrent. LesItusscs estimaient autant un regimentde cosaques instruits que trois rögi-mens de cosaques non instruits. Toutest meprisable dans ces troupes, si cen’est le cosaquc lui-möme qui est unbei hommc, fort, adroit, fin, bon ca-valier, infatigable; il est n6 d chevalet nourri dans les guerres civiles, il^tdansla plaine ce qu’est lebedouindaus lg desert, le barbet daus les
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Alpes ; il n’entre jamais dans unemaison, ne couche jamais dans un lit,change toujoursson bivouac au coucherdu soleil, pour ne pas passer la nuitdans un lieu oü rennend aurait pul’observer. Deux mamelucks tenaienttöte ä troisFran^ais, parce qu’ils etaientmieux armös, mieux montes, mieuxexercös; ils avaient deux paires depistolets, un tromblon, une carabine,un casque avec visiere, une cotte demailles, plusieurs chevaux et plusieursliommes de pied pour les servir. MaisCent cavaliers franpais ne craignaientpas cent mamelucks, trois Centsötaient vainqueurs d’un pareil nom-bre; mille en battaient quinze Cents :tant est grande l’influence de la tac-tique, de l’ordre et des övolutions!Les genöraux de cavalerie, Murat,Ledere, Lasalle, se prösentaient auxmamelucks sur plusieurs lignes; lors-que ceux-ci etaient sur le point dedöborder la premiere, la seconde seportait d son secours par la droite etpar la gauche; les mamelucks s’arrö-taient alors et convergeaient pourtourner les ailes de cette nouvelleligne : c’etait le moment qu’on sai-sissait pour les cliarger, ils etaienttoujours rompus.
Le devoir d’une avant-garde, oud’une arriere-garde, ne consiste pas ds’avancer ou a reeuler, mais a manoeu-vrer. Il faut qu’elle soit composöed’une bonne cavalerie legere, soutenuepar une bonne röserve de cavaleriede ligne, et d’excellens bataillonsd’infanterie et de bonnes balteriesd’artillerie : il faut que ces troupessoientbien instruites; que lesgenöraux,les ofliciers et les soldats connaissentegalement bien leur tactique, chacunselon le besoin de son grade. Une trou-pe qui neserait pas instruite, ne seraitqu’un objet d’embarras ä l’avant-garde.