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MEMOJItES DE NAPOI.UON.
IJ est reconnu quc , pour ln fncilite Ides manoeuvrcs, l’escadron doit ötred’une centaine d’hommes, et que troisou quatre escadrons doivent avoir unoflicier superieur.
Toute la cavalerie de ligne ne doitpas ötre cuirassde : les dragons, mon-t6s sur des chevaux de quatre piedsneuf pouces, armds d’un sabre droit,sans cuirasse, doivent faire partie dela grosse cavalerie; ils doivent ötrearmös d’un fusil d’infanterie avecbai'onnette, avoir le scliako de l’infan-terie, le pantalon recouvrant la demi-botte-brodequin, des manteaux ämanches, et des porte-manteaux sipetits, qu’ils puissent les porter ensautoir quand ils sont ä pied. Toutecavalerie doit Gtre munie d’une armeä feu, et savoir manceuvrer ä pied.Trois mille hommes de cavalerie legereou trois mille cuirassiers, ne doiventpoint se laisser arrßter par mille hom-mes d’infanterie, postes dans un bois,ou dans un terrain impralicable & lacavalerie; trois mille dragons ne doi-vent point hesiter ä attaquer deux millehommes d’infanterie, qui, favorisdsparleur position, les voudraient ar-r6ter.
Turenne, le prince Eugene de Sa-voie, Vendöme, faisaient grand cas etgrand usage des dragons. Cette armes’est couverte de gloire en Italic, en1796 et 1797. En Egypte , en Espa-gne, dans les campagnes de 1806 et1807, un prejuge s’est dleve contreeile. Les divisions de dragons avaient<H6 reunies a Compiegne et ä Amiens ,pour ötre embarquöes sans chevauxpour l'expedition d’Angleterre, et yservir ä pied , jusqu’ä ce que l’on pütles monter dans le pays. Le gendralBaraguay-d’Ililliers, leur premier ins-pecteur, les commandait; il leur litfaire des guötres, et incorpora une
grande quantile de recrues, qu’il h efit exercer qu’aux manoeuvres de l’in-
fanterie; ce n’ötaicntplusdesrcgimensde cavalerie : ils firent la Campagne de1806 ä pied, jusque apres la batailied’Iena, qu’on les monta sur des che-vaux de prise de la cavalerie prus-siennc, les trois qnnrts hors de Service-Ces circonstances röunies leur nuisi-rent; mais , en 1813 et 1814, les divi-sions de dragons rivaliserent avan-tageusemeut avec les cuirassiers. Lesdragons sont necessaires, pour appuyerla cavalerie lagere a l’avant-garde, äl’arriere-garde, et sur les ailes d’unearmee; les cuirassiers sont peu propresaux avant-gardes et aux arriere-gar-( des : il ne faul les employer d ce Ser-vice quc lorsque cela est necessairepour les tenir en haleinc et les aguer-rir. Une division de denx mille dra-gons, qui se porte rapidement surun point avec quinzecents chevaux decavalerie legere, peut mettre pied aterre pour y defendreun pont, la töted’un defile, une hauteur, et attendrel’arrivec de l’infanterie. De quel avan-tage cette arme n’cst-elle pas dans uneretraite ? La cavalerie d’une armdedoit ötre lequart de l’infanlerie , eiledoit se diviser en quatre especes :deux de cavalerie Mgere, deux degrosse cavalerie, savoir : les eclaireurs,composds d’hommes de cinq pieds,ayanl des chevaux de quatre pieds sä*pouces; la cavalerie legere, des che-vaux de quatre pieds sepl ä liuit pou-ces ; les dragons , des chevaux dequatre pieds neuf pouces; les cuiras-siers, des chevaux de quatre pieds di*ä onze pouces ; ce qui emploiera,pour la remonte, toutesles especes dechevaux.
Les dclaireurs seronl attachds a rin-fanlcrie , purcc que la petilesse deleurs chevaux les rendra peu propre®