MEM01RES OE NAPOLEON.
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non , convenableinent postees et enbatlerie, aiont jamais ete enleveesäla bafonnctte. A l’affairo de Valmy, ala bataille de Jemmapes , ä celle deNordüngen, a celle de Fleurus, nousavions une arlillerie supdrieure ä cellede l’ennemi , quoique souvent nousn’eussions que deux pieces pour millehommes; mais c’est que nos armees(Haient tres nombreuses. 11 se peutqu’un gentSral plus manoeuvrier, plusliabile que son adversaire, ayarit danssa main une meilleure infanterie, ob-tienne des succes pendant une partiede la Campagne , quoique son parcd’artillerie soit fort inferieur; mais aujour decisif d’une aclion generale , ilsentira cruellement son inferiorile cnartillerie.
Quatre-vingts voitures d’äquipagesmilitaires , pour une arrnee de qua-rante mille hommes, sont fortinsulll—santes: elles ne porteraientque millecinq Cent vingl quintaux , la farinc et!'eau-de-vie, pour deux jours. L’exp6-rience a prouve qu’il faut qu’une ar-mee ait ave« eile un mois de vivres,dix jours portes par les hommes et leschcvaux de bAt, vingt jours sur lesCaissons ; il fnudrait donc au moinsquatre cent quatre-vingls voitures:deux cent quarante regulierement or-ganisees, deux cent quarante der6qui-sition. A cet eilet, on aura un batail-lon de trois compagnies d’öqnipagesmilitaires par division : chaquc Com-pagnie ayant scs cadres pour quarantevoitures, dont vingt seraient fournieset attelees par radministration , etvingt par voie de requisition ; ce quidonne par division cent vingt voitures,quatre cent quatre-vingts par corpsd’arm&j, deux cent dix hommes parbataillon.
V« NOTE.
Ordre de bataille.
Pago soi.)
« Voici donc Vordre de bataille de la 1®'gion, lei que nous devons nous lo represen"ter d’apres les principes quo nous yenons i®ddvclopper, en faisanl toujours ebstracti®®des formes et des accidens varies du terrai®’dont nous nous occuperons plus tard.D’abord, cn preiniere ligne, los cinq coh® r "tes de ta legion, raugecs en bataille de droit®d gauclie, par ordro de nuiucro, cn coffl'menpant par la cohortc d’dlile, l’exeropl®et la regle de la legion entiere. Les cohorte 9de cinquante-cinq toiscs de front cliacune.sont separees ontro elles par des passages d®cinq toiscs; ce qui donne trois eents toiscspour l’ctendue totale de la ligne.
» Ensuite, a cent cinquanto toises en arliere de la premicro ligne, se trouyent lescinq dernidres cohortes, formdes cliacune e®coloniie, par division, cspacecs entre eile*a dislance de doploiement: ces petites co-lonnes de quatorze toises de large sur qua-rante-sept flies, et de quatorze toises <18long, en quatre seolions, laisscnt entre eile*des cspaccs vidi s de quarante six toises. Le 9Voltigeurs do la preinioro ligne sont, cnpaitie, disperses en ayant du front de l>a"taille, et en partie pelotonnes derriere leut 9cohortes, pres des intervallcs qui les sepa'rcnl: ceux de la deuxieme ligne sont pelo'tonnes par demi-compagnio, sur los flan® 9do lours colonncs. — La cavaleric se tient e®reservo sur les Hanes, u liaulcur do la se'coudo ligne, et rartillerie lcgionnaire form®uno sculc batterio ä cinquante toises c®ayant d’une des ailes. »
Une armee romaine se campait etserangeait en bataille, toujours dans l emörne ordre; eile se renfermait danSun carrö de trois ä quatre Cents toiseSde cöle ; eile passait quelques heureSä s’y forlilier : alors eile s’y croya^inattaquable. S’agissait-il de donne rbutaille , eile se rangeait sur tm lSlignes eloignees de cinquante toises e n 'tre elles: la cuvalerie sur les ail eS 'L’oflicier de lYdat-inajor , char 0 ^