364
MEM01UKS 1)E NAPOLEON.
champ de balaille : il fallt beaucoupplus d’experience et de genieinilitaire,pour diriger une armee moderne ,qu’il n’en fallait pour diriger une ar-m£e ancienne.
VI* NOTE.
De la guerre defensive.
qui, d’aprös leur situaiiun rcculee, on le nfeloignement dos dopöts el des covps d’arnio®de rennemi, ne paraissont pas menacA eSd’un siege prochain, et qu’il suffit, par c° n '
sdquent, de mcttre 4 l’abri d’un coup
de
main. — On proposo meine quelqu*^ 018 ’pour economiser les troupes de ligne, d*'baiidonner la gardo de ces places aus hal»'tans; mais cet abandon me parail fort daagereux. »
' rage « 9 .)
rage 48-2, i
« Mais, lorsqu’on ycut fermer les fron-tieres d’un empire, presque uniquement pardes lignes de forteresse, sans le concoursdes armees, l’opinion se partage- sur l’effica-
cite de ce moyen.Imaginons, pour fixer
nos idees, une fronticre, en pays ouyert, deCent lieues d’etendue, qu’on enlreprend decouvrir par des places fortes, contre les en-treprises des ennemis. Le Systeme actuelveut qu’on Atablisse trois lignes succcssivesde forteresses, espaceos entre dies d’unejournde de marche, ou de cinq ou six lieues:ainsi la ddfense totale de la frontiere exigecinquante ou soixante places fortes. Suppo-sons-en cinquante seuiement, pour ayoir anplus bas, et estimons la depense de. kurconstruclion A quinze millions, l’une dansl’autre, y compris les abris yoütes indispen-sables, nous yerrons quo l’etat se trouyeraobligc de faire unedepense de sept cent cin-quante millions pour une seule frontiere....Mais ce labyrinlhe de places contraiudra t-illes armees enyaliissantes a s’arreler pour selivrcr aux longueurs intcnninables d’unoguerre de siege, ou bien les ohligera-l il älaisscr en arriere des forces supericures Accllcs des garnisons? Lc raisoimemeul,eclairö par l’experience, prouye que non.—Nos cinquante places, A six inillo homincsde garnison, l’une dans l’aulre, absorbe-raient trois cent mille hommes pour la de-fense ; ce qui est, 4 peu pres, le nombre detroupes qne les grands etals de l’Europe tiennent ordinairement sur pied ; en sortequ’on n’aurait plus d’arinee a opposer auxarmees envahissanles, et les autres frontie-res se trouveraient absoluuient degarnies..Mais la raison et l’usago reclament egale-ment contrc cctlc disposition de forces, etl’on se borne A laisser un tiers de garnisonseuiement, dans ce grand nombre de places
« . Nous ne pouvons donc pas n ° uä
dispenser de consacrcr au moins centnd" ehommes, pour garder cinquante forteresse 5 'et nous aurons ainsi cent mille hommes ^moins pour livrer des bataillcs qui, en de 1 'nier resullat, decident du sort des eropif 8 *'— Supposons, dans cet elat de choses, 1 l,el’cnnemi s’avancc sur plusieurs colonn eSlpour attaquer notre frontiere defendue P a *une triple barriere de forteresses : toutcsI eSgrandes routos qui radnent dans rinterie" 1sont sans doute fermecs par des places; al° fSces colonncs, sans s’amuser a en faire l esiege, quillent la route, suivent des chem> l,sde traverse, pour tourncr ces forteresses >en passant hors de porlee de le.urs ranoD 5 'et penelrent ainsi entre les places forte*’sans autre difficulte que d’etre reduite* 11suivro des chemins etroits, l’espace d’«” 8ou deux lieues, chemins qu’il est aise d 8faire reparer et elargir. »
( Page 484.)
« Je sais qu’on calculo avcc assez de r alson qu’il faut des forces triples pour ld°,quer une garnison : ainsi, si l’enne 1 " 1croyail devoir bioquer les places qu’il la' 980en arriere, il consommerait beaucoup P^ 11 *de troupes que les ddfenscurs. Mais n o v ’yenons de voir qu’il lui est assez inutileles bloqucT; il lui suffit de les obseryersoin, pour qu’clles ne puissent pas lui n 11 *
« all
re : il peut engager son armee entieremiiicu de nos places, lorsqu’elles sont ab 911donnöcs A elles-mämes, ct pAnetrer s9l>crainle au delA de notre triple ligne de^ fteresses, en prenant la precaution de l a)9une armee d’observation cn arriere. l J ° fSqu’il est sorti enfin de ce dedale de P* a f e *il doit s’ötendrc dans le pays, afin d’en 11des ressources; il doit y ciablir des dep® 1