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rempnt dans l’intörleur, en negligeant notrearmee qui se trouve sur so» flaue, il courta sa perle : car, des qu’il a passe, nous nousporlons sur scs derrieres, et nous lo privonsde loules ses Communications avcc tes de-
pöts et sa base d’opörations. Prend-il le
parli de laisscr une armee egalo ä nolre ar-raee, pour nous observer et nous contenirdans notre camp, et de pdnötrer ensuile,ayec les cinquante mille hommes qu’il a deplus que nous, dans l’interieur du pays;non sculcment cetle incursion, qui no tardopas d'etre arrötoe par nolre armee de ro-serve et par la population en armes, ne 1 uiprocure aucun avantago, aucune conquotcstable et reelle, mais encore eile l'exposeaux plus grands dangers. »
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« Convaincu de l’impossibilile des'avan-cer en laissanl notre armee defensive surson flaue et sur ses derrieres, il preudrasans doute le parli de marchcr sur eile avcctoutes ses forccs. Alors relires dans le camprelranche de l'une de nos placos frontiöres,nous prenons notre ordre de bataille entrodcux forts. sur le cöte du carrö faisant faceä l'agresseur. Nous pouvons nous y rogar-der comme inoxpugnables, surtout si nousue negligcons pas d’elevor, pour soulenirnotre cenlre, entre les deux forts qui ap-puient nos ailes, quelques travaux de Cam-pagne, ouvragc d’une nuit, dans le genre deceux decrils au chapitre ix. — La place sertde reduit, de sürcle a notre camp, et eilenous offre toutes les rcssources dont nousavons besoin en munitions de guerrc et debouche; mais ces rcssources ne sont pasinepuisables : il s’agit de les renouvclcr, coqui nous est facile par les comuiunicationsque nous conservons libres avcc nos placesdu cölc opposö de l'cnncmi. L’agresseurvourlrait-il nous priver de ces Communica-tions, il ne peut y parvenir qu’oii nous blo-quant de tous edles; mais, pourcola, il fautqu’il divise ses cent cinquante mille bom-mes en quatro corps places, un de cltaquecdtd de 1’immcrise carre de douzc mille toi-ses de pourtour, forme par nus quatro
forts.Ce Systeme des camps rclranches,
etablis sous lo canon des places, mc paraltadmirable pour arröter son invasion dös lodebut. —, Qn m’objeetera saus doute que, ne
pouvaut rien entrepremlre ronlre r.otre » r 'ineo defensive, il se jetlera sur une p' aC< 'voisine, pour en l’itiro le siege ; yoilä j uSlement oft je voulais l’amener:jo vou lal *l’obligcr a se livrer & une guerre de sieS 0 ” 1loujours si lentc, ei diapendieuse, si dat>B ernuse, sous les yeux d’uno armee defen f ' ?c ’encore inlacte, et si peu ferlile en graiX* 5.. .
1» Les places de la frontiercFlandre orit-ellcs <5te uliles ou tiuis 1 "bles? 2° Le nouveau Systeme qu’° npropose est—il plus economique? E* 1 'gc-t-il moins de garnison? est-il p rl! 'ferable ä celui de Vauban et de Cof'montagne? 3° Pour ddfendre sa cap 1 'tale, son arm6e doit-elle la couvrir«eu faisant sa retraitesur eile? ou doit"eilese placerdansun camp retrancliU'appuye ä une place forte? ou doit-cll®manocuvrer librement, de moniere ,1ne se laisscr ncculcr ni ä la Capital®'ni ä une place forte?
Le Systeme de U defense de la fron'liere de Flandre a (Ite, en grande par'tie, congu par Vauban ; mais cet ing^'nieur a 6t<5 oblige d’adopter les plac® sdr^ja existantes: il en a constmit denouvelles pour couvrir des tücluscr6teildre les inondations. ou ferm® rles ttebouchös imporlans entre d ßgrondes forßts ou des montagnes. H 1a sur celte frontierc des places depremitlre, dcuxieme, troisieme, qua'triemc force: elles peuvent ßtre 6va*lttees n t(ualrc ou cinq cent millionS!construites en cent ans, cela ferait un®döpense de quatre miliions par afl :cinquante mitte liomrnes de gardes fl 8 'tionales de l’intörieur sulTisent po l,fles mettre ii l’abri d’un coup de mai 11 ’et nu-dessus de la menace des battö'ries incendiaires; Lille , ValenciennerCliarlemont, peuvent donner refug eh des armäes, ninsi que los camps re"tranches de Maubeuge , de Gambr» 1,Vauban a organisd des contr^es