NOTES ET M^LANGES.
Iteres en carnps retranches, couvertspar des rivieres, des inondalions, desp4aces et des foröts, mais il n’a jamaisP r ^tendu que ces forteresses seulesP^ssent fermer la froutiere: il a vou-^Ge cette fronliere, ainsi fortifiee,
°” r *t protection ä une armee infe-r,t -Ure contre une armee superieure ;
Mu eile luv donnät un cliamp d'opöra-l0 "s plus favorable pour se mainte-,Ur e4 cr epecher V armee ennemie d’a-' a "cer, et des occasions de l’altaqueravec avantage ; enliu les moyens de^ a §ner du temps pour permettre a sesS ^ c °urs d’arriver.
Cors des revers de Louis XIV , ce
s 5 s teme de places fortes sauva la capi-
ta le.-_L e prince Eugene de Savoie
Pcr dit une Campagne ä prendre Lille :
\ e siege de Landrecies oflrit l’occasion
a Ellars, de faire changer la fortune;
aer, l ans apres, en 1793, lors de la
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* ts eoalises perdirent une Campagne aP r endre Conde , Valenciennes , leQuesnoy, e t Landrecies ; cette ligneforteresspe r.,* *—•——■*
eresses fut egalement utile en18 . U: allies, qui violerenl le terri-
j oire de la Suisse , s’engagerent dans4es defiles du Jura , pour eviter lesp4aces ; et müme, en les tournant ainsi,d leur fallut, pour les btoquer, s’affai-d'ir d’un nombre d’bommes superieurtotal des garnisons. Lorsque Napo-lcor\ passa la Marne et manoeuvra surIßs derrieres de t’armee ennemie, si latraliison n’avait ouvert les portes deParis , les places de cette fronliereallaient jouerun grandröle; l’armeede Schwartzenberg aurait 6te obligrede se jeter entre dies, ce qui eül dou-ne li eu ä de grands dvenemens. En1815, elles eussent egalement eted’uuc gramle utilite: l’armee anglo-P'Essienne n’eut pas ose passcr la
Somme, avant l’arriv^e des arrneesaustro-russes, sur la Marne , sans les6venemens politiques de la capitale;et l’on peut assurer que celles desplaces qui resterent fideles, ont in-fluence sur les conditions des traiteset sur la conduite des rois coaiisds, en1814 et 1815.
Le nouveau Systeme que l’on pro-pose est plus coüteux que celui deVauban ; il exige plus de garnisons, ilest beaucoup plus faible. Trois lignes,chacune formee par six grandes places,exigent dix-buit grandes places, cha-cune entouröe de quatre forts, lesquelseloignös des places, doivent avoir desabris, un bataillon de garnison, vingt-cinq pieces de canon, et demanderontun travail que l’on peut evaluer äcelui de la place mfeme. Ces trois lignesexigeraient donc la valeur de trente-six grandes places; mais ces quatre fortsisolesseraient bloques, assieges et prisdans les sept premiers jours de l’in—vestissement, avant mömeque la lignede circonvallation ne füt terminße. 11sseraient merveilleusement placöspourla tlanquer et l’appuyer; et, avant quela lranch6e soit ouverte, la garni-son de la place verrait tomber au pou-voir de l’ennemi la moitiö de son ma-töriel, l’elite de ses bataillons; ce qui,certes, ne pourrait qu’influer beau-coup sur son moral.
La position que l’armöe pourraitprendre entre ces quatre forts, ne luioffrirait aucune securite: l’ennemi secamperait perpendiculairement ä undes forts, le raserait en peu de jours,
s’empareraitsuccessivementdcsautres.Son equipage de Campagne, en y ajou-tnnt trente pieces de vingt-quatre, luisuffirait pour cette Operation. Yis-ä-visce Systeme, rennemi pourrait percerune lrou6e entre deux places, ä deuxmarches de chacune d’elles, tandis