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Tome sixième.
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370 MEMOIRBS ü;

vue qu’clle no peilt subsister que de pain'Loriquö ilans les depöts qui y sollt etablis,moniere de vivre quientraino generalementses operalions dans un cercle dont il cstpossible de colcuter ä peu pres l’elcndue;ce qui fixera l’öloignement que nous chi r-chons, sur la nöcessite de pourvoir ä sesbesoins les plus pressans, ceux des subsis-tanccs. —Nos soldats ne portent ordinaire-ment du pain que pour quatre Jours; maisil est aise de les charger de vivres pourbuitjours, cn leur distribiiant du biscuit qu’ilsporteronl dans des especes de gibcciercs encuir, faisant partie de leur equipement :scpt ä huit livres de biscuit doivent sufflrcpour hnit jours, en leur distribuant une li-vre de. viamle par jour au lieu d’une dcini-livrc, distrilmtion qui lie sera jamais em-barrassante, puisqu’il estfacile de faire sui-vre les colonncs d’nutant de troupeaux deboeufs qu’on veut. Nous doublerons ainsi lesvivres de nos soldats, sans pour cela lessurcharger : ils seront mieux nourrie, et losoperations de l’armce seront moins gßnees

par le dcfaut de subsistances.—Je sup-

pose que nous voulions uttaquer un ötatvoisin avec une armee active de cent vingtmille hoinmes, formße en quatre corps.Apres avoir etabli nos depöts de guerre etde bouche, nos höpitaux, nos magasins detoute especc, dans deux ou trois de nos pla-ces fortes voisines de la fronliere, que nousnous proposons d’attaquer, nous rassem-blons tont ä coup sous ccs places, les trou-pes destinecs a former nos quatre corps derarmee active, nous cliargeons nos soldatsde biscuit pour huit jours, et nous nouseltons aussitöt en mouveinent sans don-ner ä rennomi le tcmps de so preparer ä ladefense. Nous dcpassons nos frontiercs, etnous marchons ä l’ji cn trois colonncs. Leserait sans doute un point capital, que d’ar-river tout ä coup au milieudescscauloune-mens par des marchcs forcees, d’attaquer etde poursuivre ses troupes dans tous les sens,en les cmpechantde se reunir, et do dissi-per ainsi ses forces eparses des le dehnt dela Campagne, sans courir les hasards d’unebataillc ; mais nous ne pouvons pas le sup-poser asscz maladroit pour se laisser ainsisurprendre. 11 est donc presumablc quenous trouverons ses corps d’armee rassem-blö« et disposös ä nous ivrer bataillo pour

.i.U'Ol.KON,

vider la querelle, ou a nous tHsputei i<s l * r *rain par les chances d’une guerre delcnsivc,sans coinpromcttro le sort de son armee-Dausl’unet l’autre cas, nous avaneons suflui sans hesiter, puisque nous n’avons P rJSl’offensive queparcc que nous nous jug>o llsles plus forts. Cependant nous remplac 0118sur la fronticre I’armeo de bataille qtii sl>porte en avant, par des troupes de dep otet de garnison, par les recrucs qu’on t ra "vaille journeliemcnt it armer, equiper etexeroer, et par toutes ces jeunes coborte»nouvellement formees, auxque'lcs le° rinexpeiience ne permet pas de figurer sur >'1'champ de bataille ; et nous en formonstre armee de röserve, sans cliercht r a de'terminer rigourcusement la proportioncette armöe avec l’armee active, proporii 011qui dopend bcaucoup des difficulles qu ’o»eprouve do la pari de la population de*pays ennomis, et du notnbro de places doii*il faut contcnir les garnisons : nous la sup'posons de soixantc mille hommes, cn deU*corps d’armee ; ccs troupes s’avancent surl® straces de I’armee active, protegent ses con-vois, purgent ses derrieres de tous les parti*ennemis, conticnncnt et dösarment la pop 11 'latlon des villes et villages, ct observenbbloquenl, ou assiegent les forteresses enn e 'mies laissees eil arriere.— L’armee active-apres huit jours do grandos operations, d®marchcs rapides ct continues, de comba tsct de sucees contre l’armce ennemie, est'eile parvenue sur quclquc riviere transvef'sale a sa direclion, ä trenle ou quaran |<!lieues des frontiercs, il est temps qu’ell®s’arrßte pour prendre haieine, se reposer etprendre une nouvelle base d’operations ;car les vivres qn’ello avait pris avec cU esont epuises, ses Communications avec s® sdepöts comincnccnt ä deveuir difüciles P #rleur eloignement; et eile a besoin de re"uouveler ses munitions, et de rallier c<>grand nombre de tralncurs, que les cotnba 18 'les marches de nuit, et los mouvem cnStransversaux, laissent toujours en arri® re ’» Elle travaille aussitöt .i fortifier d eSponts de siirote pourla nouvelle liasequ’eß®choisit. — C’est ici le cas do construire d e *

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places du inoment que j’ai dccrites dansehapitro ix de cet ouvrage : letirs fortifl®*tions, qui peuvent s’ölevcr en quinzejo urde temps, snffiront pour mettre a l’abri