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Tome sixième.
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NOTES ET MEf.ANGES.

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Insulte nos magasins et nos etablisse-Wens de toute espoce, proteger nos pontsPassage sur la riviere choisie pour notrea °uyeU e base, et offrir des points d’appuin ®cessaites en cas de revt'vs. Ce genvc defoittfications mixtes, qui tient le milieu en-fortification permanente et la fovlifv—Cat '° n passagere, quoique trcs peu enUsa S® jusqu’a present, est cependant le plnspour subvenir aux besoins pressans et« v entue\ s des armees. II remplit momcnta-t'ement p ob j et de la f ovt ißcation perma-eil * e > 'onjo^rg si dispendieuse et si lente ä®° Il sn uive, et jl olfve plus de consistance et8 sürete que la fortification passagere. Cha-I1Ue c ovps d’armee construiia un de ccs

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P 8 en qninze jours de temps sur les

s les plus crsenlicls, ou les pvincipalest0ut es traversenl la riviere, et nous obtien-tlro,| s, en peu de temps, quatre placcs dumo, nent, propres ä assurer notre uouvellehase -Nous y transportcrous en meine tempsa epöis de raunitions, et noos y rassem-l), ' : S des vivres, nous y fonnevons des^ Se naux, des höpilaux, des munitions et8 Wl a»asins, et nous y ferons arriver no-e ®Unee de reserve. Dans cet etal de cho-

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’ veux que notre armee active, qui:, ;U ’ clle ä de nouveaux corabats, trouyeIn?” 80 ennemie disposec ä lui livrer ba-J * le le l' l «s loin possible, ou ä trente ouluarante Heues de nolre , 10 uvelle base d’o-t'ations ’ ce 'l ui est la supposition la plusayorable pour nous. L’e.memi ne pcut4c * lenter de se placer entre notre armeelV . e et 88 1,a se d’operations, sur les com-(l " ,l ' c,u '°ns des depöts a cette armee, qu’onl a ° ,Ume O' dinairemcnt lignes d’operations :^ prndence le lui delend ; car il se placc-de cette maniere entre nos deux armees,

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i reserve, dom l’une agirait surs es derrieres, tamtis que l'autro l’atlaque-

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va tt de front dans uno Situation qui ameno-tait sa ruine totale au moindre dchec, pnis-fiu’il se yerrait pme de toute retraite.^’aiUeurs ce mouyement imprudent nePeurraii s’executev qu’ayec la permissionnotre armee active, qui peut toujourss °Pposeräla marche d’un adversaire quiu, »crait de penctrer sur nos derrieres: l’en-liem » ne nous attaquera donc que de front® a de flaue. La balaille est-elle perduc;ou l’autre cas, notre retraite est

assuvGe, notre armee de reserve envoie au-deyant de nous quelques legions pour ba-layer les troupes ldgeres que l’ennemi cher-cherait a faire penelrer sur nos lignesd’operations : eile nous tend les bras etnous arriyons sur notre base d’operationsapres une retraite de quatre ou cinq joursau plus, qui n’est ni assez difficile, niassez longue pour decourager l’armee. Anotre arrivee, nous renforcons l’armee ac-tive, par l’armee de reserve, en incorpo-rant ses soldats dans les legions actives, afinde les completer ct de reparer leurs pertes;nous envoyons les cadres de cette armee,qui sc trouveut ainsi fondus dans l’armeeactive, sur nos frontieres, pour y recevoirdesrecrues ety foriner une nouvelle armeede reserve sur notre premiere baso d’opera-tions : nous puisons dans nos quatre placesde depöt les armes, les Caissons, les muni-tions necessaires pour remplacer le mate-riel que nous avons use ou perdu; nous ytrouvons des yivres abondans pour nos trou-pes; nous Tenouvelons, en un inot, et nousreorganisons en un clin-d’oeil tout notrepersonnel et notre materiel. »

La Macädoine sous les successeursd’Alexandre, l’Asie sous Mitliridate,la Parthie sous les Arsaces, la Prussesous Fr6d6ric-le-Grand, la Russie ,l’Espagne , dans ces derniers temps,n’etaient-elles pas des monarchiesdespotiques? L’Achaie, l’Elolie, dutemps de Paul-Emile ; la Hollande,en 1786; Yenise, en 1797; la Suisse ,en 1798, n’etaient-elles par des repu-bliques? Les pcuples, comme leshommes, ont leurs divers äges : l’en-fance, la force, et la vieillesse. Toutgouvernemenl qui est ne et se main-tient saus rintervenlion d’une forceetrangere, est national. La propriete,les lois civiles, I’amour du pays, lareligion, sont les liens de toute especede gouvernement. Si jamais une armeeviclorieuse entrait dans Londres , ouserait etomi6 du peu de resistaucequ’opposeraient les Anglais .