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MEM01RES DE NAI'OLEON.
pas ötre esclaves, et de ne pas döpen-dre de leur munitionnaire; cet art a6t6 celui de tous les grands capitaines.Le Systeme , suivi par les Franfaisdans les campagnes de Ilanovre, estl’art de faire battre de grandes armeespar de petites, etdenerien faire avecdes rnoyens immenses.
Les gendraux en clief sont guiddspar leur propre experience , ou parleurgenie. La tactique, les evolutions,la Science de l’ingenieur et de l’arlil—leur, peuvent s’apprendre dans destraites, ä peu pres commc la geome-trie; mais la connaissance des liautesparties de la guerre, ne s’acquiertque par l’experience et par l’etude del’liistoire des guerrcs et des bataiilesdes grands capitaines. Ap[)rend-ondans la grammaire a composer uncliant de l’lliade , une tragedie deCorneille?
VIII C NOTE.
De la force des armees sous Napoleon etsous Louis XIV .
(l’age rs.)
v . Mais on s’cst servi de la cons-
cription pour faire perir des genernliousentieres dans de Tolles expeditions! Ileliien I sachons prevonir les abns, en donnantdes limites convenables 4 co mode de re-rrutement. I.es dcux Chainbrcs arrdtent an-miellenicnt les lexecs d’argent necessairespour les depenses de l’etul; pomquoi n’ar-relcraieut-elles pas en meine temps les le-yees d'hommes necessaires 4 sa defense ?L’un est encore plus important que l’au-trc. »
(1‘age 77 .)
«VoilA des calculs que l’on trouvera sansdoute bien froids, lorsqu’il s’agit de la yiodes bommes; mais, je lc dcmanile, est-cc cninvoquant l'liuiuanitc que l’on oblieudra
des conquörans, qu’ils roslrcigncnl les l e 'yees de troupes dans de justes bornes“! C®niot n’cst-il pas yido de sens pour eux? -^ ulieu de tenter inutilcment de s’adresser 4leurcoeur, ne yaut-il pas mieux s’adresser 3leur raison, en leur prouvant, par des cal"culs positifs, qu’au delä d’un certain teriu®>la guerre ne fait que les affaiblir, en aff 31 'blissant la population du royaume qui se r *de base 4 leur puissancc, et que rechafa 0 'dage de leurs conqudtes s’ccroule lorsqu’dne s’appuie plus que sur des armees qui d®'perissent journellemenl par rimpossibil ,te
de se rccruter? .. C’est ce qui ® 5 *
arrive ä Napoleon 4 la fin de sa carriere, etce qui arrivera 4 tous les conquerans q 01n’dcoutant qu’une aveugle ambition, se je 1 'teront dans des entreprises disproportio* 1 'necs 4 la population de l’etat qui sert d®base 4 leur puissance. »
Le maximum des troupes que Na'poleon ait eues sur pied est six cefitmille bommes. La population de soflempire etait de plus de quarante inil'lions d’ames, le double de celle de laFrance sous Louis XIV , qui a long'temps soldd quatre cent mille bommes?On commcttrait une Strange erreur s>l’on supposait que toutes les conscrip'tions dderdtdes , aient efleclivemeiddtd levdes; c’dtail une ruse de guerr edont on se servait pour imposer au*dtrangers; on en faisait un moyen depuissance , et c’est cet usage constafl 1 'ment suivi, qui a toujours fait croire qu eles armees fraiifaises dlaient plusnod 1 'breuses qu’elles ne l’etaient en eflet-
En Egyple, il avait dtd convenu ave ctous les cliels de corps, que dans l eSordres du jour on surchargerait d’u 11tiers la quantitd reelle de toutes l eSdistributions de vivres, d’armes, d’ef"fels d’habillemcns. Aussi l’auteur d uPrdcis militairc de la Campagne d e1799, s’etonne-l il que les ordres d 11jour de celte armde la fassent moi> tera quarante mille bommes, lorsqueautres renseignemens authentitl ueS