morts de froid et de rnisero dans !esbois; enlin dans sa marchc de Moscou a l’Oder, l’armee russe fut aussi at-teinte par l’intempörie de la saison.Elle ne comptait ä so» arrivde ä 'Wil-na que ciiiquanlc rnille hommes, et aKalilsch moins de dix-huit millc; 011peut avuncer que, tout calcule, lapcrte de la Russie daus cette Campa-gne a etc six fois plus gründe que cellede la France d’aujourd’hui.
Ce que perd l’Angletcrre aux gran-des Indes, aux Indes occidenlales, cequ’elle a perdu dans ses expeditionsen Ilollande, ä Buönos-Ayres, ä Saint-Domingue , en figypte, ä Fiessingae,en Amöriquc, est au-dessus de ce quel’on peut imaginer. L’opinion gendra-lement re?ue que les Anglais mönagentleurs soldats est tout ä fait fausse, ilsen sont au contraire fort prodigues,ils les exposent continucHeinent dansdes expeditions liasardcuses, dans desassauts contre toutes les regles del’art, dans des colonies Irös malsnines.On peut dire que cette nalion solde lecommerce des Indes par le plus purde son sang. Cela seul peut expliquercommenl depuis 1800 la populatiou deIn France n considerablement aug-mente. Ce sont ces vaines deelama-tions propagees par rignorance «u laliaine qui avaient fait croire a l’liu-rope en 1814, qu’il n’y avait plusd'hommes, plus de besliaux, plusd’agriculturc, plus d’nrgenten France ,que le peuplc y clait rdduit au dernierdegni demiscre, qu’on ne voyait plusdans les eampagnes que des vicdlards,des feimnes ou des enfan.s. La France alors 6tait le pays le plus riebe del’univers, eile avait plus de nurncraireque le roste de l’Europe reunic. Com-bien de semblubles assertions sontdeplncces dans la bouclie d’ollicicrsfranjais!
IXr NOTE.
lialaillc d'Icna el d'Eylau.
(i*age 577.)
« A Eylau, l'armee francaise arrivait suttrois colonncs cspacecs enlro elles de den*ou trois Heues. Les Hasses, en Position der-riere la ville, prcnnenl le parli de dounetla bataille an Iieu de la recevoir, afiu d®probier de L’eloignemenl de nos colonu® 9pour les comballre isolemout. 11s attaquentvivement a la poiule du jour nos tfoupesdu ccnlrc, auxquelles ilsdunnent ä peine 1®temps de se developper. Le clioc estsanglanlet tcrnblo; on se bat de partet d’autre ave®Curie ; et si nous parvenons a coutevver no-tro ebamp de bataille, ce n’esl qu a force desang, et en perdant la inoitie de nos soldats-Nolle coionnc du droitc, rclardee par so»öloiguemeut, urrive eußn a une heitre apre»midi stir le fla.o gauclte des Kurses. L’avri-vee de ce nouveau corps devail naturelle-ment obliger leur zdle a se retirer, et deslots la bataille ötuic gagneo pour nous, stnous avions pu occupcr oticore une arme®de front; mais uotro cenlre, presquo dciruilpar le combat sanglant du inalin, ne pou-vait plus leur inspirer iio crainte; ils le ne-gligent, et foul nu ohangement de fron 1pour s’opposcr a la colonue qui vient lespreudre en flaue, et le combat reconunen® 1 'nvcc dessucces varics. Ccpeudanl nolre co-lonne de gauclte, qui avait suivi les Prus-siens, arrive le soir sur le cliamp de balail"io, et se irouve naturelleinont placee sur l ßflaoo droit et sur los derrithes de l’arnie®emioioie, <iui proml enlin le parti de la re-tiaite. l.a vi loirone futsl long-temps dispU'tce qu’cn raison de rcioiguemetil de nos co*lonnes, clnjgiicmenl qui >,c leur permit p<*Sd'ugir simultaneirient au rtiomertt opportun-Si les Kusses etaient parvenus, connne d 9l’esperaicnl, a fotcer uotro corps de centr®'avant l’arriveo mr leurs flaues de nos cO'lonnes laterales, ils nous liatlaicnt partiel'Iciuent (u); etnotre armee ötait deiniite- *
(a) Comment les Kusses pouvaieiit"ils nous batlre parliellement, puisqu®divises ils ne sc tronvaient pas reur> )S