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avant de pomoir etro sccouru (a). Cepeii-dant, contre tous les calculs des probabili-tes qui accordent l’a van tage au nombre, ilresiste, conserve son champ de bataille, etdonr.e ainsi le tcmps aux autrcs corps del’armee fraiifaise de forcer le passago de laSaale a Iena , sous le feu des Prussiens, etd’accourir ä son secours, ce qui decide layictoire (b). II me semble que le mouve-mcnt andaeieux du general frangais futplus heureux que sage ; c’etait 4 deux lieucsd’Iena (c), et non pas ä sept qu’il devaitfaire passer la Saale a son corps tournant,puisqu’il obtenait de cette mattiere les md-mcs resultats, saus courir les meines ris-ques (d). »
butö par un bataillon du douzieme,soixantc pieces de canon tomberentsur le champ au pouvoir de l’armöefrangaise: le combat eut donc lieu toutpres de la Saale .
(a) Ces deux lignes contiennentdeux faussetös: le prince d’Eckmüiln’etait pas söpare de l’armöe par laSaale , puisque l’armee etait, dös laveille, sur la rive gauche, et il avait ädeux lieues, sur sa gauche, le princede Ponte-Corvo.
(£>) Nous ne pouvons que röpöterque, des la veille, Napolöon et toutel’armöe ötaient campös sur la gauchede la Saale , et que le prince de Ponte-Corvo I’ötait en avant de Dornbourg,tout pres du prince d’Eckmüll, et quecelui-ci ötait couvert par le defilü deKosen, et enfin, en cas d’echec, pou-vait se couvrir par la Saale .
(c) Le mouvement, tel qu’il est dü-crit dans ce paragraphe , est si ab-surde , que le rösultat en eüt etc ladöfaite entiöre de l’armöe frangaise :la Saale est une riviere trös eneaissee.
(d) La Saale est une riviere si encais-see, que dcpuis Iena ä Naumbourg ,il n’y a pas d’autres dübouchüs que ce-lui fiöfnbourg, ou 0 passe 1« prince
NAPOLEON.
Apres la bataille de Pultusk en dü-cembre 1806, le güneral Beningsen,commandant l’armöe russc , marchasur la basse Vistule , pour attaquetle maröclial prince de Ponte-Corvoqui occupa/t Elbing . Napolöon parh 1de Varsovie le 25janvier 1807, röunÜson armee ä Wittemberg , marcha surle flaue gauche des Russes pour le sjeter dans le Frisch-Haff : la terreötait couverte de neige et de glace;l’armöe de Beningsen ötait fort com'promise ; dejä I’armöe frangaise g a 'gnait ses derrieres lorsque les cosaque sprirent un oflicier d’etat-major duprince deNeuchütel. Ses döpöches d6'masquerent le mouvement. Beningseneffraye se reploya en toute hüte surAllenstein , qu’il övacua la nuit pou®öviter une bataille. 11 fut poursui vlvivement. Arrivt: ä Deppen , il fit pas-ser la Passarge au göneral York, et l ßdirigea sur Worendilt. Le prince dela Moskowa le suivit avec le sixiüm®corps. Si le gönüral York n’eüt p aSüte suivi, il eüt pu se porter sur l ellanc gauche et les derrieres de Parnaßfrangaise qui, le 7 fövrier au soir af'riva devant Eylau aprös avoir liv«^plusieurs combats. Le gönöral Bening'sen occupait la ville en force, le du®de Dalmatie l’attaqua avec le quatrie'me corps et s’en empara apres un com'bat opiniätre.
Le prince d’Eckmüll, avec le troisie"me corps, se porta a trois lieues su r
de Ponte-Corvo. Mais si le prü |Ced’Eckmüll eüt passü, non pas ä de 11 *lieues, mais möme trois lieues,ä D° r(l ”bourg, le roi de Prusse se füt öchapPpar Kosen , eüt passe la Saale ä Nau« 1 'bourg, eüt retrouvö tous sesmagasü 18 ’et se füt appuye ü l’Elbe ; toute la m®*nceuyr« eüt msnquöe.