39V MEM01UES DE NAl'OI.EON.
etNansouty , se reunirent en avantd’Iüna. L’armee se Irouvait formen endeux grandes inasses; une de qualre-vingtmille hommes sur ce pont, unede soixante rnille hommes ä Naum-bourg, d’oü jusqu’a lena la Saale estfort escarpöe et n’a qu’une gorge, cellede Dornbourg qui etait occupee purun corps de llanqueurs.
L’armee prussienne fut p;ise eilflagrant delit, le marechal Blücher etle duc de Weimar etaient entrösdansCassel et marchaient sur le Mein, lors-que le duc de Brunswick s’apen;utde la manoeuvrc de Napoleon ; il rap-pela ces deux corps. Maisil leur fallaitplusieurs jours pour le rcjoindre; iln’elait plus temps. Le 13 oclobre,le prince d’Eckinüll prit Naumbourg et tous les magasins de l’armeeprussienne; 1’iuquielude devint exlrö-me au quartier-general de Weimar .Le general prussien se resolut ä repas-ser la Saale et a abandonner les corpsde Blücher et du duc de Weimar aleurs propres forces , pour marchersur Naumbourg et reprendre ses ma-gasins , qu’il croyait occupes par unpartisan. Le 14, soixante mille Prus-siens engagerent le combat avec letroisieme corps ä l’entree des gorgesde Kosen et non a Auerstaet. Maisdeja depuis trois heures Napoleon avaitdbbouche avec quutre-vingl millehommes sur les hauteurs d’fena et re-poussait l’armeedesgeneraux Kussel etdu prince de Hohenlohe . Les soixantemille hommes quele röi commandaiten persoune furenl urrßtcs et vaincuspur le seul eflbrt des Irente millehommes du troisieme corps , parceque le marechal Bernadolte n'ayantpas voulu s'engager derriere eux dansle delile de Kosen, avait l'ait dans lanuit une marche retrograde de deuxHeues, pour nasser la Saale au pont de
Dornbourg entre lena et Naumbourg ,oü le 14 au matin il ütait en positionde tomber sur le flaue de cette ann^e;cc qui l’inquieia beaucoup. Sans doutele prince d’Eckinüll pouvait n’tHf 6pas vainqueur, mais il nc pouvait p aSperdre le defilü de Kosen. Avec uneaussi borme infanterie que celle qu’ücommandait, il nc lui fallait que di*mille hommes pourdefendre le debou-ciie tout le jour. Mais s’il l’eüt perdu,l’armee prussienne nc pouvaitpas p» s 'ser la Saale devantlui; six mille Fra»"yais et vingl-qualre piüces de canonetaient suflisans pour en defendre l epassage: ainsi lors mthne que le princed’Eckinüll eüt ete force dans le delilede Kosen et oblige de repasser la Saale ,cela n’eüt point inllue sur le sorl de l abalaille d’teria. La purte de rariue®prussienne n’cn eilt ete peut-elre qu«plus assuree. Si le prince d’EckmüHeüt debouche par Dornbourg ä troislieues d’Iena , comme on le pro'pose, l’armee prussienne eüt echappdieile eüt pu arriver derriere la Saale >La marche retrograde du prince dePonte-Corvo mit a müme le prii>c ed’Eckmüll de sc couvrir d’une gloir®iminortelle et de porter au plus hautpoiut la reputation de l’infanteriefrunyaise; mais dans tous les cas 1®victoire etait assuree a lena.
Lorsqu’on veut parier d’une balaiH eoü ont assiste deux Cent mille con^temporains, ne serait-il pas plus sag ed’eludier les localites et les la.ts, deconsuller les hommes qui ont et<i aintime de les connailre?Sil’on estp ar 'donnable de se tromper sur le col de^Alpes qu’Annibal franchit il y a dcu*mille ans, on est inexcusable de nepas connailre la topographie d'u"chanip d’operations, d’cvenemens m 0 'dei nes, sur lesquels on veut dognrat ''ser. L'auleur des Consideralw'>> eiir