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NOTES ET SIELANGES.
de la guerrc n’a pas \a plus legereWee du cours de la Saale ; il u’est pasCOt 'lent de la manceuvre d’lena? Cesar,Anuibal, Alexandre, Turenne, EugeneSavoie, Fred6ric-lc-Grand, le sc-hient probablement davantage.
X* NOTE.
BATAILLE d’ESSLTNG.
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1 1< Les Autvichiens, apres leur defense'l’Eckmüll, s’etaient retires par Ratisbonne sllr la rive gauche (ln Danube . L’armeeIfan^aise contiuua sa route sur Vienne par^ riye droite, s’empara de cette capilale, et* Ss »ya aussi de passer le Danube au-dessousVienne, ä Ebersdorf . No tre pon t de batcauxSUt le Danube dtait ä peinc acheve, quon°u 5 xojons armer l’armee aulrichicuneSUr la vi\e gauche pour nous combattre. Le'^"ice Charles ne s’oppose poiut au passagea ® la teie de notre armee; il se tienl sur le^°t'd du fteuve ii une lieue au- dessus de notreT 10 ’!!, et lä il fait prdparer de gros bateanx,*1 b’iormes radeaux et une grande quantite*1® biulots. Quand il s’apergoit que la moi-ll ® a peu pres de notre armee cst sur la riveSauche, il lance, au gre d’un courant rapide,ioutes les machines rassemblees d’avance,qui venant heurter notre pont, l’entvalnentetle detruisent entidrement (a). Notre armee
(a) Le pont fut jete le 9 mai; alors' e prince Charles etait encore a deuxn mrches de Vienne ; toutes les lies dudanube 6taient occupees par nos pos-* es ; enfin, l’armee passa pendant loutea journee du 19 et du 20. Si donc lei'iiuce Charles eüt ete effeclivementCa «ipe ä une licue au-dessus de l'tleLobau, ou etait notre pont, il luie ^ete tres difHelle de juger si notrear tt\ee etaient passee en totalitdou eaPartie; car eile avait eu le te.uips deNasser deux fois. L’armee du princeCharly,, arriva le 21, la balaille fut lehi jour apres qqe le passage etaitCo '«nience, et que l’avant-gurdu etait54118 1 Ile de l.obavt,
se trouve alors separec en deux par unfleuve de quatre Cents toises de large, sanscoramunication de l’une ä l’autre rive. Ilnous attaque dans cette cruelle Situationavec cent millo homines contre quarante-cinq; et apres deux jours de combats opi-niatres et sanglans, prives de nos parcsde reserve restes sur la rive droite, sansespoir de retablir nos Communications avecle reste de notre armee, nous sommes con-traints de ceder au nombre et de nous refu-gicr dans une ile du Danube , l’ile Lobau,deyenue celebre par le sejour et les travauxque nous y firnes.
» Nous perdimes labataille d’Essling pouravoir attaque en colonne le contre de laligne autrichienne. Ce ccntre reduit ä pro-pos du terrain ä mesure que nous nousavan-cions, tandis que les ailes s’approchaienfc deuos flancs. Par cette manceuvre habile (6),
(b) Dieu veuille que les ennemis dela France adoptent toujours une ma-nceuvre aussi habile, que de prendreune ligne de bataille d’une dtenduedouble de celle qu’ils peuvent garnir,et s’exposer ainsi a 6tre percis parleur centre. Sans la ruplure du pont,qui obligea Napoleon ä contremanderle mouvement, et ä se tenir sur ladefensive, l’armöe autrichienne aurail6te coupee : moitiö aurait etö-jetee enHongrie , moitie en Bohöme. Les mou-vemens tres etendus sont conformesä l’usage de la taclique autrichienne ,mais conlraires aux vrais principes dela guerre. La gauche de l’armee au-trichienne n’aurait pas du depasserla hauteur d’Essling, la droite etnntappuyöe au Danube ; sa ligne, ainsielnblic, eüt 6t6 suffisamment garnic,la gauche s’elunt etendue sur Enzers-dorf, ne pouvait plus faire un pas cnavant sans se trouver sons le feu de l’ilede Lobau; aussi arriva-t-il que cetteaile ne bougea pas; toutes les foisqu’elle voulul s’ebrnnler, se trouvantprise ä dos par la milraille de l’ilc deLobau, olle tut obligde de reprendrsla Position.