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nous ne tardaracs pas ä nous trouverau cen-(rc il'un demi-cercle d’arlillerie et de mous-qucteric dont les feux convergeaient toussur nos malheureuses colonncs. Los boulels,les ballcs, la mitraiile, so croisaient surnous dans tous les scns ct faisaient un ravageafl'ietix. Tout etait alteint, tout etait rcn-verse, et nos premieres colonnes furentenliercmcnt detruites ; cnfiii, nous fümesconlraints de cedcr ä cet orage effroyablc, etnous relrograddmes pour nous remettro enligne ayec les deux villages d’Aspern etd'Essling, les soutiens de nos ailes. »
II faut fitre d’accord avec soi-mö-me : Avons-nous perdu la batailled’Essling pour avoir attaqu6 en co-lonne le centre de la ligne ennemie?ou ravons-nous perdue par l’efl'etd'unc ruse du prince Charles qui ayanlfait couper nos ponts nous attaquadans cette cruelle Situation avec centmille hommes contre quarante - einqmille ?
1°. D’abord nous ne perdimes pasla bataille d’Essling , nous la gagnA-mes; le champ de bataille de Gros-Aspern a Essling nous resta; 2°. leduc de Montebello n’attaqua pas encolonne, mais en bataille; ce göneral6tait le meilleur manoeuvrier de l’nr-möe; 3°. ce nc fut pas le princeCharles qui coupa nos ponts, ce futle Danube qui, en trois jours, haussade quatorze pieds.
Apres la bataille d’Eckmiill, l’armAefran^aise arriva devant Vienne , l’ar-chiduc Maximilien commandait danscette capitale, qui <5tait armee et miseen elat de döfense. Le gAnöral d’ar-tillerie Lariboissiere, plafa trenteobusiers en ballerie derriere unemaison du fatibourg, pendant la nuit,et mit le feu dans la ville, qui ouvrit«es portes. Ccpendant, l’archiducCharles s’approchait par la rive gau-cho du Danube , Napoleon resolut de
le prevenir et de passcr ce grandfleuve. La position sur la rive droiten’ötait bonne qu’autant que 1 ’armAeaurait une töte de pont sur la rivegauche, parce que sans cela l’enner»’restait maitre de l’initiative des moU'vemens. Cette considöration Ataitd'un e
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reployA sur l’Ens, s’il lui eül 6t6 *0®"possible de s’ötablir sur la rive ga u "che.
Cette Operation 6tait fort difficile;' eDanube a cinq Cents toises de larg e >quinze, vingt, trente pieds de profoi*'deur, une grande rapidite. Passer un eteile riviere prös d’unc grande arme e ’exigeait beaucoup d’art, d’autant qu’oflne pouvait pas s’öloigner, de peur q üel’ennemi, qui avait deux equipagesd epont, ne passAt lui-möme le Danube ^ne se portftt sur Vienne. Napoleon voulut passer ä deux lieues au-dessu*de cette ville; il y avait remarque, e> !1805, une ilc assez considerable söpa'r6e de la rive droite par le grand bra 8du Danube et de la rive gauche p arun bras de cinquante toises: s’il s’e 111 'parait de cette ile, il pouvait s’y etf*'blir, et alors il n’aurait plus, au h’ elJd’une riviöre de cinq cents toise 8,qu’iine de cinquante A franchir : c’^'tait franchir le Danube par un sie$ een regle. Le duc de Montebello j etacinq cents hommes dans cette ile- 1616 mai; l’armöe de l’archiduc eta’ 1encore A une marche en arriere; ma |S 'depuis 1805, on avait construitjetee entre cette ile et la rive gaucl ,a ’de Sorte qu’elle n’en Atait plus ot> e 'Le g<$nAraI Bubna se trouvait A po rteeavec six mille hommes; il marcha s urles cinq cents hommes et les culbuh*'partie furent pris, partie se renah^quArcnt sous la protection de l reniAcpii dp dmizp et d’ohusicrS. C® .
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piOces de douze et d’obusiers.Operation monquee, Napoleon sc P° r