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Tome sixième.
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NOTES ET MELANGES.

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a deux lieues au-dessous de Vienne ,v 'is-a-vis l’ile de Lobau qui a dix-huitce >ds toises d’etendue ; eile est sepa-r ^e de la rive droite par le grand brasDanube , large de cinq Cents toises,

pi a..

et de la

rive gauche par un bras de

®°*xante toises. II resolut de s’etablirdans cette ile. Une fois lä, il se trou-Ver ait dans un camp retranchö sur lariVe gauche du Danube, il aurait barre^5 1 archiduc, et si ce prince se por-a *t sur Krembs, ou tel autre pointP°Ur passer le Danube et couper sague d’operations partant de l’ile0 “au, il tombait sur ses derrieres, et* e Prendrait en flagrant delit. Le lieu-' e nant-ge n 6ral Bertrand eul ordre deleter u n p 0n t de bateaux et de pon-tons sur le Danube ; le 19 mai, une^ant-garde y passa et s’empara de

l’ile-

le pont etait termine des le raa-

l'lu du 20; l’armee commen<;a ä passer;^ans l’apres-midi le Danube grossit det>ois pieds, les ancres des bateauxchasserent, le pont fut rompu: maise, i peu d’heures il fut raccommode ,

1 armöecontinuaä passer dans l’ile. Vers

six heures, Napoleon fit jeter un pont

lliine n »» »»- L -

dans un rentrant

SUr le petit bras; le

— y«

general Lasalle s’avan^a avec troismille chevaux sur Essling, battit laplaine dans tous les sens, et eut nouveile d’une division de cavalerie au-trichienne avec laquelle il escarmou-c ^a; il s’etablit la nuit entre Esslinge t Gros-Aspern. Napoleon bivouaquas dr la rive gauche, a la töte du petitP°nt; le 21, a la pointe du jour, il sePorta ä Essling ; un bataillon fut postedans une espece de röduit crenele auvi 'lage de Enzersdorf; une pavtie des°uirassiers d’Espagne et NansoutyPasserent; mais, ä midi, le Danube etait grossi encore de quatre pieds. Legrand pont fut empörte de nouveau,feste de la cavalerie el les reserves

du parc ne purent passer : deux fois,pendant ce jour, le comte Bertrandretablit les ponts, et deux fois il furentrompus. Au moment de l’övacuationde Vienne , les Autrichiens avaientin-cendie beaucoup de bateaux qui,souleves par la crue du fleuve, allaientfrapper contre les pontons. A quatreheures apres-midi, le genöral Lasallefit prdvenir Napoleon que l’armöe del’archiduc etait en marche. Le princede Neuchätel monta sur le clocherd’Essling; il fit le croquis des mou-vemens de l’armde autrichienne : l’ar-chiduc voulut attaquer par sa droiteGros-Aspern; par son centre, Essling;par sa gauche, Enzersdorf; formantainsi une demi circonfefence autourd’Essling. Napoleon donna l’ordre dese reployer et de rentrer dans l’ile deLobau, en laissant dix mille hommesdans le bois en avant du petit pont,mais, dans ce moment, le genöralBertrand envoya dire que le Danube baissait, nu’il avait rdtabli le pont, etque les parcs passaient. Il etait tard,Napoldon rdsolut de rester en Posi-tion; car , si l’ennemi occupait le vil-lage d’Essling, il serait bien difficilede le reprendre, et cela coüteraitbien du sang. A cinq heures, les tirail-Ieurs s’engagerent, la fusillade et lacanonnade devinrent bientöt vives;les cuirassiers tirent plusieurs belleset brillantes charges : l’ennemi fut re-poussö dans toutes ses attaques surGros-Aspern et Essling, et vingt-cinqmille hommes, attaquös parcent mille,conserverent reunis, pendant troisheures, leur champ de bataille. A lanuit, le placement des feux desbivouacs des deux armees annon^a unejournee döcisive pour le lendemain.

L’armee franf aise, sur les deuxrives,etait de vingl mille hommes supörieurea celle de l’arcliiduc. La victoire ne