pouvait ötre douteuse; mais, ä minuit,le Danube grossit de nouveau d’une ma-niereeffroyable. Le passage sur Ie pontfut encore inlerrompu, il ne put ötrerötabli qu’a la pointe du jour. Lagardeet le corps du dnc de Heggio commcn-cerent alors leur passage; il s’opernitä pas accöleres. L’empereur monla ächeval plein d'espoir ; lesdeslinsde lamaison d’Autriche allaient ötre fixes 1Arrive ä Essling, il onlonna au due deMontebello de percer le ccntre derarmeeautrichienne, etälajeunegardede deboucher d’Essling, pour se jeterau moment decisif sur le flaue gau-che de l’ennemi qui s’appuyait aEnzersdorf, petito ville sur la brauchedu Danube qui forme l’ile de Lobau.Le duc de Montebello deploya sesdivisions avec cette habilete et eesang-froid qu’il avait acquis dans centcombats. L’ennemi sentit l’imporlancede ne pas laisser percer sa ligne debalaille; mais eile elait trop etendue,eile avait plus de trois lieucs, lous seselforts furent vains : dbjä la jeuncgarde marchait sur le flaue de sa gau-che, lorsqu’il fallut arröter les troupesvictorieuses; les ponts etaient de nou-veau rompus, tous les bateaux ötaientemportös par la force du courant äune et deux lieues : il ne seruit pluspossible de les retablir de plusieursjonrs. La moitie des cuirassiers, lecorps du prince d’Eckmiill, toutes lesreserves d'artilb'rie se trouvaient en-core surla rivedroite. Cecontre-tempsötait affreux :mais leplan d’operalionsetait si sage, si profondöment calcule,que l’armee necourail aucun danger,et eile pouvait toujours au pis allerreprendre sa posilion dans l’ile deLobau, ou eile serait inallaquable;jamais camp rclram he ne fut plus fort;il ötait couvert par un fosse profondet de soixanle toises de large. Cette
ficheuse nouvelle arriva a sept heu-res du matin : l’empereur envoyal’or-dre au prince, d’Essling et an duc o«Montebello de s’arröter et de repren-dre insensibleinent leur Position : ' cprämier appuya sa gauche au milieudu village de Gros-Aspern, ce villag ea plus d’une lieue de long; le secondentre Gros-Aspern et Essling, appuyantsa droite ä ce village. Ce mouvemerdse lil comme au Champ-de Mars : l’e»'nemi, desespöre et en retraite, s’ar-röta stupefait, ne comprenant rien ace mouvement retrograde des Frau-pais; mais il apprit bientöt que leursponts ötaient empörtes; son centrereprit sa premiere position; il etaitalors dix heu res du matin, depuis cetteheurc jusqu’ä quatre heures apres^midi, c’est-A-dire, pendant six heures.cent mille Aulrichicns et cinq cent*pieces de canon nttnquerentvainementet saus succes cinquante milleFrancais,n’ayant que cent pieces de canon cnPosition, et obligös de menager leursfeux, parce qu’ils manquaient de mu-nitions.
Le succös de la bataille ölait dans lapossession du village d’Essling; l’ar-cliiduc (it tout ce qu’il fallait faire, dl’attaqua cinq fois avec des troupesfraiches, le prit deux fois, mais cn futchasse cinq fois. Enfln, ä trois heuresapres-inidi, l’empcreur ordonna augenöral Happ et au courageux coniiede Lobau, ses aides-de-camp, de semeltrc ä la töte de la jeune garde, dedeboucher par trois colonnes et d ctomber au pas de Charge sur lesresef'ves de rcunemi, <{tii se preparaient afaire une sxieme attaque. Elles furentmises on deroute, et la victoire fut de-cidec; l’archiduc n’avnitplus de trou*pes fraiches, il prit position : le f cUcessa ä quatre heures precises, dan*cette saison on peut se battre jusqu’ a