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NOTES ET MELANGES.
dix heures. Ainsi, pendant six heures** e jour, uous restämes maitres duc hainp de bataille.
Lavieille garde, oü ütait l’empereur,Se tint constamment^n bataille ä uneP°i'tee de fusil d’Essling, la droite aua nube, la gauche du cd 16 de Gros-^ s Pern. A six heures dusoir, le lieu-^ e "ant-gen6ral Dorsenne, colonel desgrenadiers de la vieille garde, üt de-’Panderpav le colonel Montbolon, quiSe trouvait alors pres de lui, ä faireUl ' e Charge, pour decider de la journeeet öliger les Autrichiens ä la retraite.(< ^°n, repondit l’empereur, il est bon( P te Cl ‘la finisse ainsi; saus pont, sans€ec °urs t certes, nous avons fait p ! ux qmj« riespcraü; reztcz tranquilles. » H seP° r ta alors dans l’ile de Lobau et enfit 'e tour; il craignait que l’ennemil * e jetiU uu pont ä l’extrcmite de l’ilcet P’y lnnpAt quelques bataillons. 11 seP° r ta ensuite au grand pont: helas!*° u t avait disparu, pas un bateau n’e-* a >t en place; le Danube s’etait eleve äv ingi-i n ,it pieds depuis trois jours. LesParties basses de l’ile etaient inondees;d revint au petit pont, ordonna ä l’ar-nree de le repasscr ä minuit ct de secamper dans l’ile de Lobau. Le corpsdu prince d’Essling coucba sur lechamp de bataille, et ne passa quclc lendemain a sept lieures du malin.J’clle est la bataille d’Essling : lanlTue nous etions en possession deli'e de Lobau, nous avions ce qu’ila " a it pour assurer la possession deVienne , qui n’cüt plus' etö tenable, sin °us eussions perdu cette ile. De cecatnp retranchü, nous ülions mailrcsprendre l’offensive, si rennemi de-ho Uchait sur la rive gauche; car urdg soixante toiscs n est pi\s uvi°hslade, surtout dans cette localitö^ general Berlrand fit en vingt jours
^blir trois ponts sur pilotis» out'ragt
qui fut dix fois plus difficile, plus coü-teux, que celui de Cesar sur le Rhin . Levice-roi gagna la vicloire de Raab surl’archidue Jean; l’empereur debouchade l’ile de Lobau et remporta la me-morable victoire de Wagram enjuillet.
L’archiduca fait ä Essling, et depuiscette bataille, tout ce qu’il devait faireet pouvait faire. Dans cette journee,perirent les generaux, ducs de Mon-tebello et Saint-Hilaire, deux lieros,les mcilleurs amis de Napoleon ; il enversa des larmes. Ceux-lä n’eussentpas manque de constance dans sesmalheurs, ils n’eussent pas ete infide-les ä la gloire du peuple franpais. Leduc de Montebello etait de Lectoure ;chef de balaillon, il se fit remarquerdans les campagnes de 1796 en Italic;genüral, il se couvrit de gloire enEgypte , ä Montebello, ä Marengo, äAusterlitz, ä lena, a Pultuslc, a Fried-land, ä Tudella , ä Sarragosse, ä Eck-müll, ä Essling, oü il trouva uneinort glorieuse. Il etait sage, prudent,nudacieux, devant rennemi d’un sang-froid imperlurbable. Il avait eu peud’education, la nature avait tont faitpour lui; Napoleon , qui avait vu lesprogres de son entendement, en mar-quait souvent sa surprise. Il etait su-perieur ä lous les generaux de l’armüefranpaise sur le champ de bataille,pour manoeuvrer vingt-cinq millehommes d’infanterie. Il ütait encorejeunc et se fut perfectionne; peut-6tre fut il möme devenu habile, pourln grande tactique qu’il n’entendaitpas encore. Saint-Hilaire etait gdnernlä Castiglione en 179G, i! se faisait re-inarquer par son caractere clievaleres-que; il etait aimable et bon camarade,bon frere, bon parent; il etait couvertde blessures; il aimait Napoleon de-puis le siege de Toulon , On i’appelait