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Tome sixième.
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MF.MOIRES DE NAPOLEON.

Je Chevalier saus peur et sans repro-che, faisant allusion ä Bayard.

XL NOTE.

Guerre d’Espagne .

( Page 449 et ».'.o.)

a Qn’une armee offensive s’engage leme-rairement dans l’iuterieur d un graml etatsans s’assurer la possession des pays qu’elletraverse , je la vois perdue coimne celle deCharles XII, en Russie, comme celle de Na-poleon, ä Moscou . La population, avec I’ap-pui des places fortes qui lui fournissent desarmes, et äl’aide de quelques corps reguliersqui lui donnent de la confiance, se soulevesur ses flaues et sur ses derrieres ; eile inter-cepte ses convois, ses munilions, ses recrues;attaque et surprend ses dctaclieinens, laprive de vivres, l’affame dans son camp, etla detruit en detail par le fer et la faim. LosFran^ais en ont fait une cruelle experiencedans leur derniere guerre d’Espagne . . . .

il fallait commencer par soumettre les pro-vinces de la rive gauche de l’Ebre , et y for-mer des etablissemens avant de döpasser coUeuve. »

La guerre d’Espagne etait terminüeen 1809. En trois mois, Napoleon avait batlu et dispersü les quatre ar-mües espagnoles de cent soixanlemille hommes, pris Madrid et Sarru-gosse, et forc6 le günüral Moore des’embarquer avec perle de la moitiüde son armüe, de ses munitions, deses caisses militaires; l’Espagne alorsetait conquise. Lorsque la guerre deVienne obligea Napoleon ä retourneren France, la guerre d’Espagne serenouvela; le roi Joseph n’etait pasdans le cas de la diriger. L’Angleterrcfit des elTorts inoui's, ses armees ob-tinrent des succüs en Portugal. L’Es-pagne ütant environnee par la mer de

trois cötüs, les llottcs anglaises por'taient inopinüment des forces nouvel"les en Catalogne, en Biscaye , en P° r 'tugal, dans le royaume de Valence, 3Cadix .

On n’a pas fait en Espagne la fau^ed’aller trop vite, mais bien celle d’alleftrop doucement, aprös le d6part d eNapoleon; s’il y füt restü encorequelques mois, il eüt pris Lisbonne etCadix , reuni les partis et pacifiö l epays: ses armees n’ont jamais manq<^de munilions de guerre, d’habill e 'mens, de vivres; l’armee du duc d eDalmatie, en Andalousie , celle du dued’Albufera, dansl’est, et celle du nofdietaient tres bei les, tres fortes, et i> emanquaient de rien. Les Guörillas fl ese sont formüs que deux ans apr&>par l’effet des desordres et des abuSqui s’etaient inlroduits dans l’arm6 e 'exceptü dans le corps d’armüe du m 3 "rüchal Suchet qui occupait le royauffl ede Valence. L’armüe anglo-portugais eest devenue aussi manoeuvriere cfl el’armöe frangaisc; on a ütö battu p 3fsuite des övenemens de la guerre, deSmanceuvres et des fautes de strategiß*

ä Talaveira, ä Salamanque , ä Vittori 3,On a perdu l’Espagne aprüs cinq 3tlSde lutte; on argumente mal ä prop° sdu düfaut de places fortes, l’arm^ efrangaise les avait prises toutes. l> eiEspagnols avaient präsente larüsistance aux Romains. Les peupl eSconquis ne deviennent sujets du vaiO"queur que par un mülange de pol' 11 'que et de süvüritü; et par leur am 3 *'game avec l’armtie. Ces cliosesmanquü en Espagne . Si, comme le“‘l’auteur des Consideratiom sur l’aft

des

de

la guerre, on se füt amusö ü faireütablissemens sur l’Bbre, au lieU 1marcher sur la Somosierra, sur Madr' 1 *’Burgos et Benevente, pour chasser l eSAnglais , aprüs les vicloiresde Vitt° ri0 '