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Tome sixième.
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NOTES ET MÜLANGES.

d’Espinosa, de Tudclla et de Burgos , on»urait eu contre soi deux cent milleAnglais, Portugais, Espagnols , en li-8 n e, deux mois apres, et l’armee fran-ßaise eüt ete chassce de vive force au^ e lä des Pyrendes.

Apres le rembarquement de l’armdean g'aise, ie roi d’Espague ne fit rien;11 Perdit quatre mois; il eüt du mar-c her sur Cadix , sur Yalence, sur Lis-^°nne, les moyens politiques eusseutal °fs fait le reste. Personne ne peut,tier q IICi s ; i a cour d’Autriche en nedeclarant pas la guerre, eüt permis ä^ a poleon de rester encore quatrettl0 ‘s en Espagne , tout n’eüt ete tcr-’Pine. La presence du general est in-dis Pensable ; c’est la töte, c’est le toutd ’une armee : ce n’est pas l’armee ro-P'aine qui a soumis la Gaule , mais Ce-Sar ; ce n’est pas l’armee carthaginoise'Bü faisait trembler la republique auxP°rtes de Rome , mais Annibal; ceo est pas l’armee maeddonienne qui aote sur l’Indus, mais Alexandre ; ceo’est pas l’armee franpaise qui a portela guerre sur le Weser et sur l’Inn,mais Turenne; ce n’est pas 1’armeeprussienne qui a defendu sept ans laPrusse contre les trois plus grandespuissances del’Europe , maisFrederic-l e-Grand.

XII' NOTE.

MOSCOU .

(Page * 03 .)

" Les Russes pouvaient (res bienSpenser de Hyrei labataille de la MoskowC&r j soit qu’ils la gagnassent ou qu’ils la pe•1‘ssem, leur imprudent ennerni n’etattioins ruine, comme Veyenement

>r °u Va . ,,

La ville de Moscou ne yalait pasUlle bataille! Les Russes perdirentvi.

la bataille, et Moscou tomba; maiss’ils l’eusscnt gagnee, Moscou etaitsauvd! Cent mille Russes , liommes,femmes, enfans, ne seraientpas mortsde misere daris les bois, dans les nei-ges des environs; la Russie n’auraitpas vu s’andantirenune seule semainecelte superbe capitale, l’ouvrage dessiecles; eile n’eüt pas perdu plusieursmilliards engloutis sous ses ruines.Sans l’embrasement de Moscou , dvd-nement nouveau dans l’hisloire,Alexandre eüt ete contraint ä la paix.Le resultat de la bataille de la Mos-kowa etait immense! Jamais il ne futplus ä propos de risquer une bataille;eile dtait demandee ä grands cris parsa cour desolde de voir le ravage etl’inccndie de ses provinces; par lanoblesse, par l’armee fatigude, affai—blie, decouragee par de perpdtuellesretraites.

11 n’est pas vrai que les Russes aientbattu volontairement en retraite jus-qu’ä Moscou , pour attirer l’armeefrancaise dansl’interieur de leur pays.Hs ont abandonnd Wilna, parce qu’illeur fut impossible de reunir leursarmdes en avant de celte place : ilsvoulurent serallier sur le camp re-tranche qu’ils avaient construit ä ehe-val sur laDvvina : mais Bagration , avecla moitie de l’armee, ne put pas y ar-river. La marche du prince d’Eckmüllsur Minsk , Borisow etMoilow, sdparal’armee de Barclay de Tolly de cellede Bagration ; ee qui obligea le pre-mier ä se porter sur Witepsk , et de läsur Smolensk , pour se reunir avecRagration. Sa jonction faite, il marebaavec centquatre-vingt mille hommessurWitepsk pour livrer bataille ä l’armeefranfaise; mais Napoldon executaalors cette belle manoeuvre, qui est lependant de celle qu’il avait faite sousLandbut, en 1809; il se couvrit par

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