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Tome sixième.
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ja foröl de Babinoritski, lourna lagau-clie de l’armee russe, passa le Borys-thene et se porta sur Smolensk , oü ilarriva vingt-quatre lieures avant l’ar-mee russe qui relrograda en tontehüte; une division de quinze inilleRusses , qui se (rouvait par liasard aSmolensk , eutle bonlieur de defendrecelte place un jour, ce qui donna letemps ä Barclay de Tolly d’arriver leleiuiemain.

Si l’armee frangaise eüt surprisSmolensk , eile y eüt passü le Borys-tliüne, et atlaque par derriere l’ar-m6e russe en dösordre et non reunie;ce grand coup fut rnanquö, mais legeneral franpais tira avantage de sanianoeuvre; eile donna lieu ä la bataillede Smolensk, oü Poniatowski et lesPolotiais se couvrirent de gloire. Lie-jete au-deladu Borysthene, Barclay deTolly projeta de donner bataille.

On ne saura jamais bien l’histoircde la Campagne de Russie ; parco queles Russes n’ecrivenl pas, ou ecriventsans aucun rcspect pour la veritö, etque les Franpais se sont pris d’unebelle passion pour desbonorer et dis-crediler eux-m6mes leur gloire; laguerre de ltussie devenait une conse-quence necessaire du Systeme Conti-nental, le jour oü rempereur Alexan-dre violait les eonventions de Tilsilt etd’Erl'url; mais une consideration d’uneimportance bien plus majeure y de-termina Napoleon. L’empire fran-yais, qu’il avait cree par taut de vic-toires, serait infailliblement demembrea sa mort, et le sceptre de i'Europe passerait dans les inains d’un czar s’ilne rejetaitles Busses au delädu Borys-tiiene, et ne reievait le trüne de Po-logne, barriere naturelle de l'cmpire.En 1812, I’Antriebe, la Presse, 1'AIle—magno, la Suisse , i’Italic, mardiaientsous les aigles franpaises; Napoleon ne

NAPOl.KON.

devait-il pas croire le rnoment arriv6

de consolider cet immense edificc q u

il

avait 61cve, mais sur le sommcL duquella ltussie peserait de tout le poids desa puissance, aussi long-lemps qu’eÜ epourrait, äsongre, porter ses no®'breuses armees sur l’Oder . Alexandre6taitjcurie et plein de force, co®® eson empire; il etait ä prüsumer qu’üsurvivrait ä Napoleon. Voila tout l esccret de cette guerre. Aucun senti"ment personnel ne s’y cst müle, co®"me l’ont prelendu des folliculaires.Campagne de ltussie cst la plus gl®rieusc, la plus difiieile et la plus hoi®'rable pour les Gaulois, dont l'liistoif cancienne et moderne fasse monlio®Les Russes sont de tres braves tro®pes, toute leur armee etait reunie a i abataille de la Moskowa, ils avaieidCent soixante-dix mille liommcs, ycompris les troupes de Moskou ; K®tusoxv avait pris une trüs belle posi"tionet l’avait occupee nvecinlelligcnc®11 avait Ions les avantages pour 1®>superiorilü d’inl'anterie, de cavaler®-d’arlillcric , Position excellenle , ®'grand nombre de rcdoules; il futvai®cu. Intrepides lieros, Murat, Ney, I’ 0 'nialowski, c’est a vous (jue ia gloir c•en cst due ! Que de graiules, que d* 3helles actions l’histoire aurait a J - ®cueillir! eile dirait comment ces i®trepides cuirassiers foreerent les r®doutes, sabrerent les canonnicrs su rleurspieces; eile racontcrait le devoü'ment heroique de Montbrun, de Ca«"lincourt, qui trouverent la mort a*milieu de leur gloire; eile diraitceq ußnos canonniers döcouverts en plcii ,eCampagne (irent contre des hatten’^plus nombreuses et couvertes p<®boris epaulemens; et ces intrepid ßSfantassins qui, au rnoment le p' uScriliquc, au lieu d’avoir besoin d’6R crassures par leur günüral, oriaieid •