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Tome sixième.
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NOTES ET MELANGES.

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Sois Iranquüle; tes soldats ont tous jurea, ijourd'hul. de vaincre ct ils vaincroni !Quelques pareelles de taut de gioireParviendront-elies aux siecles ä venir?011 le mensonge, la calomnie, le crime,P r evauc!ront-ils'?.

XHI» NOTE. — RETRAITE DERUSSIE ET DE SAXE .

(Page 464.)

f< On tcpTocho amerement ä Napoleon de“»Voir pas su faire sa retraite apres ses® a >npagtic-s desastreu ses de Russie et de^axe, Mais en-yerite, oü youlait-on qu’il scretir ät, puisq'u’il n’avait rien preparc pourIa Hier et reorganiser ses troiipes en cas deC(, V( ;rs g a g r;lll ,] c faule fut de u'avoir lor-^Bi annee de reserve, ni plan d’opera-li °ns oü son armee poursuivie pav l’cnnemiMt trouvev un refuge. Ce general extraordi-na ' r e, admirablo pour combattrc et yaincres es ennemis sur un champ de batai’le, ad-Mrable pour les surprendre dans leurs mar-Mes, attaquer et dissiper leurs colonnes, neSav:) ‘l pas faire une guerre mclbodique, laSeule cependanl qui puisse asseoir des con-•lueics stables euEurope.... I.a leto Templiodes hauts faits d’Alexairdrc, il eotivait lemonde comme le höros grec, a la täte d’unearmee yictoriause, saus apprecier la diffe-rence des circonstances, qui ne pevmeltaitpas aux memes moyens d’operer les inemesResultats.... Sa funestc Campagne de Russie es t une invasion dans le genre asiatique, oü' on n’aperpoit pas les plus legeres tracest'e precautions que nous prescril la pru-deitce dans nos guerres europeennes. Sa ba-!>e d’operations etait sur la Vislule oü 11avait des places de depöt. II s’avance, passe

Niemen ä la tele de quatre cent mille^oiuines, et penetre imprudemment dans1 totevieur de la Russie , Sans etablir ni pla-Ccs de depöt, ni armee de reserve sur ce®«uv e iVontiere (o). 11 court apres les Russes ,

(“VL’espace de quatre Cents licucse ntre le Rhin et tc Borysthene etait° C( Aip6 par des peuples amis et allies:

qui evitent avec raison tout Cugägement se-rieux, dans l’espoir bien fonde de dclruiroplus sürement son armee cn detail, par ladesorganisation et la faim, que par les ba-tailles. En effet, compie il faisait la guerresans höpitaux, sans magasins, sans etablis-semens d’aucune espece, sans assurer sesCommunications, et sans faire occuper pardos troupes le pays qu’il parcourait, toutsoldat malade, egare, ou traineur, etait unhomme perdu, et la famine minait et affai-blissait journellement son armee. Parvenüsur la Dwina et sur le Borysthene, il avaitdejä perdu la moitie de ses troupes sans li-

du Rhin ä l’Elbe , par les Saxons; delü au Nieinen, par les Polonais; de länu Borysthene, par les Lilhuaniens.L’armee avait quatre lignes de places:celles du Rhin, de l’Elbe , de la Vistu-le, du Niemen ; surcette derniere, Pil-law, Wilna, Grodno et Minsk : tantqu’elle n’eut pas passö le Borysthenea Smolensk , eile etait en pays ami. DeSmolensk ä Moscou , il y a cent lieuesde pays ennemi, c’est la Moscovie . Onprit et on arma Smolensk , qui devintle pivot de la marche sur Moscou . Ony organisa des höpitaux pour liuitmille hommes, des magasins de mu-nitions de guerre, qui contenaientplus de 250 mille cartouches ä Ca-non. et des magasins considerablesd’habillemens et de vivres. Deux centquarante mille hommes furent laissesentre la Yistule et le Borysthene. Centsoixante mille seulement passerent lepont de Smolensk , pour marcher surMoscou . De ceux-ci, quarante millerestereilt pour garder les magasins,les höpitaux et les döpöts de Doro-gholowy, Viazma, Glijot, Mozajsk ;cent mille entrerent ä Moscou ; vingtmille avaient ete tues ou blesses dansla marche et ä la grande bataille de laMoskowa , ou pörirent cinquantc milleRusses.