NOTES ET ME LANG ES.
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ete > qu eile n’eüt ete guöre moins desastreu-
se; il n’eüt pas ramcne cinquante inille
ü mit en reserve, de la Vistule aucamp de Moscou , les trois quarts des °n armee-, enfin, le premier agissaitay ec quaraute mille hommes, le se-c°nd avec quatre cent mille; ces deux°Pcrations sontl’opposM’une del’au-tre : autant l’une estconforme aux re-§ les raisonnöes, et les moyens propor-tion n6s au but, autant l’autre est malr aisonnee en son but et par une tötel* e u strategiste.
La marche de Smolensk ä MoscouWit fondde sur la pensöe que l’enne-W pour sauver cette capitale, livre-Une bataille, qu’il serait battu, queMoscou serait pris, qu Alexandre,Pour sauver cette capitale ou pour la'iclivrer, ferait la paix, et que s’il nela taisait pas, on trouverait dans lemateriel immense de cette grandey i'ie, dans les quarante mille bour-geois affranchis, fils d’affranchis oun egocians, et fort riches, qui l’habi-taient, de quoi former un noyau na-tional pour soulever lous les esclavesde la Russie , et porter un coup funesteä cet empire. L’idee d’incendier uneville de trois cent mille Arnes, presqueaussi etendue que Paris , n’etait pasconsidAree comme une chose possible.Ln effet, il 6tait plus raisonnable de'airc la paix, que de se porter ä uneIclle barbaric. L’armee russe livra ba-taillc a trois journecs avant d’ötre äMoscou; eile fut battue: l’armAe fran-se entra dans la ville; pendant qua-r ante-) lu it heures eile fut maitresse det°Utes ses richesscs; les ressourcesWelle y trouva dtaienl immenses: lesTitans Ataient restes, les cinq centsPalais de la noblesse dlaient meubles,,es ofRciers et les domestiques desSaisons 6taient & la porte. Les dia ~*® a ds, les toilett.es des dames, rien
n’avait 4td dvacud. La plus grandepartie des riches propridtaires, enquiltant la ville, avaient laisse des bil—lets de recommandation pour le gend-ral qui occuperait leur maison, et laddclaration que, sous peu de jours,aussitöt que le premier moment detrouble serait passe, ils rentreraientchez eux. Ge fut alors que huit ou neufCents personnesprdposees dela police,chargdes de la garde de la ville et despompes, profiterent d’un vent violentqui s’eleva, et mirent ä la fois le feu ätous les quartiers. Une bonne partiede la ville construite en bois, renfer-mait une grande quantite de magasinsd’eau-de-vie, d’huile et autres matie-res combustibles. Toutes les pompesavaient ete enlevdes, la ville en entre-tenait plusieurs centaines, car le Ser-vice etait organise avec beaucoup desoin, on n’en trouva qu’une. L’armeelutta quelques jours inutilement con-tre le feu; tout fut brüle. Les habitansqui dtaient restds dans la ville se sau-verent dans les bois ou dans les mai-sons de Campagne ; il ne resta que laderniere Canaille, pour se livrer aupillage. Cette grande et superbe eitedevint un cloaque, un sdjour de deso-lation et de crime. On pouvait alorsprendre le parti de marchcr sur Saint-Petersbourg : la cour le craignait, etavait fait dvacuer, sur Londres , sesarchives, ses tresors les plus prdeieux ;eile avait appeld de la Podolie l’armeede l’amiral Tchitcliagow, pour couvrircette capitale. Considcrant qu’il yavait aussi loin de Moscou ä Saint-Pe-tersbourg que de Smolensk Saint-Pt'tersbourg, Napoleon prefera allerpasser l’liiver a Smolensk , sur les con-fins de la Lithuanie , sauf, au prin-tomps, h piarcher sur Saint-pLters