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Tome sixième.
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i06 AlfiMOlKES DE NAPOLEON.

homraes de plus(a). Une annee obligee de j raunilions, ec decouragc, s’affuiblit, ct s«

foinl tous les jours davaniage, et, a son af'

so rctircr l'espace de Irois cenls licucs ayantd’atteiudre scs reserves, ses depöts et sa ba-se d’opcralions, au milicu d’une nucc d’en-nemis qui liarcelent ses flaues, qui intcrcep-tent ses Communications, sans vivres ctsans

Bourg. ]1 commcnfa son mouvementsur Smolensk , par attaquer et baltre,de nouveau, l’armee de Kutusow äMa’ioralowcez, et de lä le conlinuaitsans aucun obstacle, lorsque les gla-ces, les neiges et le froid tucrenl,dansune nuit, trente mille clievaux,ce qui obligea d’abandonner les cliar-rois, et fut la cause du desaslre decette marche. Car eile ne doit pass’appeler une retraite, puisque l’ur-mee dtait victorieuse, et qu’elle eüt puögalemenl mareber sur Saint-Pelers-bourg, sur Knlouga, ou surToula, queKutusow eüt en vain essayö de cou-vrir. L’armöe eüt liiverne ü Smolensk,si le prince Schwartzenberg nc l’eütabandonnce, et manocuvre sur Varso-vie ; ce qui permil ä l’amiral Tchitcha-gow de so porter sur la Berezina, etde menaccr les grands magasinset de-pöts de Wilna, oü so trouvaienl desvivres pour l’armee pendant quatremois, des habillcinens pour cinqttanlemille lioinmes, des clievaux et desmunitions, et une division de dix millebommes pour les garder. Le generalDombrovvski, qui occupait le fort deBorisow et le pont de la Berezina, neput le defendre. II n’avail que neufmille bommes, il fut repousse. L’amiral Tcbitchagow passa la Berezina pourse porter sur la Dwina, ntais ne tentarien sur Wilna ; il fut rencontre parle duede Beggio, qui le ballit et le re-jeta sur la Berezina, apres lui avoirpris tous ses bagages. Dans sa frnyeur,l’amiral brüla le pont de Borisow.

(«) Si au lieu d’ötre en novembre

rivec, cllo cst tcllcmcut ruince, que les s®'cours qu’ello repoit nc peuvent la reta*blir ( a ).

» S’il eüt clabli trois ou quatro placcs d“moment, des tetes de pont, ct une armee d 0resorvo, scs ennemis n’eussont pas pu se pl 0 'ccr sur ses derriöres; il n’cüt manque d evivres, ni do munitions, elson armee, apv 05une balailloperdue, eüt promptement trouV 0un refuge, des renforts ct une barriere co 11 'tre la poursuite des allics. Le public qui 80ränge toujours du cötc do la fortune, a blä'me severement cos doux malliourcuses catü'pagnes, tandis que les tro npettes de la re'nommee retentissaient cncorc des louarg® 8de la brillante Campagne d’Anstcrliiz. lila' 8les Connaisseurs qui jugent plutöt d’apres 1 0Jprincipcs que d’apres les dvenomeus, aper'p.oivont dans cetto fameuse Campagne l ßSmdincs lautes qui nous perdirent cnsuii 0,Ou yoit Napoleon y faire la gltcrro sans bas 0d’operations, aycc plus d’eclat que de soll'

on eüt ötc au mois d’aoüt, farme®eüt marclid sur Saint-Pctcrsbourgleile ne se rctirait pas sur Smolenskparce qu’clle ütait bat lue, mais poufhiverner en Polognc; si on eüt ötö e®etö, ni l’armee de l’amirol TrhitcliO"gow, ni celle de Kutusow, n’cussefl*osö approclicr de fnrmöe fran^aise d®dix journees, sous peinc d’ütrc & esuite delruitcs.

(«) 1° Les magasins de l’annee n’ e 'laicnt (ins ä trois Cents lieucs ; eile i> ßmanqtia jamais de munitions, eile ne f^pas liarcelee sur ses derricrcs, et l’cfl"nemi fut partout battu. On a vu I® sRomains, ü Trasiincnc ct ä Caiin® 5 ’Annibal ü Zuma, Scipion ü Tliapsu s ’Sexlus ä Minda, Melas ä Marerig 0 ’Mack a Ulm, le duc de Brunswick aIöna, perdre leurs armecs, ne P aspouvoir se rallier, quoique au mdi cl1de leurs places forles, ct pres de lc 11 ^cupitales.