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Tome sixième.
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7,08 MEM01KES DE NAPOLEON,

faient avec soixante mille hommes au se-cours des Autrichiens echappes au desaslred'Ulra; etenfin ]a Boheme etait en armes.Cerles, il cst evident qu’il ne fallait quetemporiser, evitcr los batailles de front, etse porter sur les flaues, pour ruincr les'Francais . Leur armee enveloppde d’enne-mis, saris Communications , Sans etablisse-mens et sans munitions, se serait trouveedans unc Situation aussi fäclteuse que cellede Moscou . La vicloire d’Austerlitz memene pouvait pas la tirer d’affaire, si les allicseussent monlre do la resolution, de la fer-mete et de l’energio apres cette bataille,qu’ils avaient grand tort de livrer. Que pou-vaient faire les Fraüfais apres cette victoire?llien du tout; ou, s'ils poursuivaient lesRusses (a), leur Situation devenait encoreplus critiaue, et leur perte plus facile, car

luel. Mais en supposant que les chosesfussent comme les rapporle l’auteurdes considerations, il Alait evidentqu’il fallait profiter de six semainesqu’on avait devant soi, avant que laPrusse püt achcver ses armemens,Iiour defaire les armees russes et nu-trichiennes, degager l’Italie , ou bienrepasser le Rhin.et les Alpes . Car,certainement, en prenant position surl’Inn , on ne pouvait pas tenir tAte äl’Aulriche, ä la Russie et ä la Prusse,puisque c’etait donner le temps £t cespuissances, de rAunir cl de combinerleurs forces.

(«) On n’a pas poursuivi, et on n’a-vaitpas besoin de poursuivre les Kus-ses; l’empereur Alexandre avait prisl’engagement de se retirer avec sonarmee sans artillerie, par la ITongrie,au-delä du NiAmen, et c’est cc qu’ila fait. Apres la bataille d’Austerlilz, onse moquait de la Prusse, et mAme sieile n’eütpas, des lors, changA de ton,eile s’en füt repentic; l’empercurd’Autriclie, sans armee, sans alliAs, saeapitale prise, dAsirait et devait desi-rer la paix.

leur ligno d’opcrations, dont la base rep 0 'sait Bur le Rhin , s’affaiblissait en s’allon-geant. Cette Campagne, aux yeux critiq ucSde la raison (<z), est aussi vicicuse que ceU edo Moscou ; et cepcndant quelle differentde resultat! taut il est vrai quo la fortun®est bien puissanto dans les affaires <b*monde! »

Dans la Campagne de Russie , l ßSmagasins de 1’armAe n’etaicnt pas sur laYistule ä cinquantc jours de marclißde Moscou ; ceux de premiere ligi> cAlaient h Smolcuskä dix jours de maf'che de Moscou ; ceux de sccondßligncii Minsk et ä Wilna ä huit mar-'dies de Smolensk ; ceux de troisienaeligne ä Kowno, A Grodno , et ä BialiS"tok ; ceux de quatrieme ligne ä Elbing .ä Marienxverder, ä Tlioru, ä Plock , äModlin, it Varsovie; ceux de cinquic'me ligne it Dantzig , a Romberg , aPosen ; ceux de sixieme ligne ä Stet-tin , ä Custrin , ä Clogau. Sur quatrßcent mille hommes qui passerent 1°Niemen , deux cent quaranlc miH cIiommes resterent en reservc entre c°lleuve ctleRorysthAne, cent soixantemille hommes passerent Smolensk etmarclierent sur Moscou ; sur ces centsoixante mille hommes quarante mill°restArent AchelonnAs entre Smolensk et Mozajsk. La retraite Atait doflftoule naturelle sur la Pologne . AucuflgenAral n’a reprAsenlA ä Napoleon I* 1nAcessilA de s’arrAter sur la Rerezinaltous sentaient que maitre de Moscd 1il terminerait la guerre. Jusqu’ä Smo-lensk , il manceuvrait sur un pays auss'bien disposA que la France mAme; ^

(«) Quelle raison? celle d’Alexafl"dre, d’Annibal, de Gustave Adolpl ]C ’de Turenne, d’EugAne, de FredAr lC 'ou celle des princcs do Clermont et d 0Soubise?