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Tome sixième.
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MjhfOlltES DE NAPOLEON.

arrivons a Fleuras, ä onze licurcs du matiu,nous trouvons leur armee cn posilion, lagauche ä Sombref sur la route de Nainur äBruxelles , la droite ä Saint-Amand, ayantsou front couvert par le ruisseau escarpö deLigny; nous arrivons sur leur flanc droit.La raison nous conseillait d'attaquer celteville : par lä, nous evitions cn partie les de-ßles du ruisseau; nous nous rapprochionsde notre corps de gauche, qui se batlait auxQuatre-Bras, de maniere que les deux ar-mees pussenisedonner rautuellement du sc-cours, et enfiu nous rejetions les l’russicnsloin des Anglais , cn les forpant de se retircrsur Namur . Mais le general franp ais agit dif-fcremment; il attaqua de front:et aprdsplusicurs combats sanglans, il forpa enlin ledefile de Ligny avec sa reserve, et il dehou-cha sur le ccntre de l’armee prussicnc, dontla retraite favorisee par la nuit, se fait na-turellemcnt vcrs les Anglais , puisquo nousles chassions dans ce sens du cöte de Bruxcl-les. Nous couchons sur le champ debatailleapres cette victoire sanglante et peil decisi-vc, qui nous coüta quinze raille hommes ycompris nos pertes au combat des Qualre-11 ras.

» I.e 17, nous marchons sur deux colon-nes; lacolonne principale, apres avoir rallieles troupesqui s’etaient battues la veille auxQuatre-Hras, suit la route de Ilruxelles, ettrouvc a l’enlree dela nuit 1’armee anglaisoen Position, au village de Mont-Saint Jean.Notre colonne de droite, forte de trentemille hommes, charges de suivre les mou-vemens des l’russiens, incertaine de leur di-Tection, s’arrete ä Gembloux , non loin duchamp de hataille de la veille.

» Le 18 matin, nous reconnaissons l ar-mec anglaise dans la mdmo posilion que laveille, rangce sur deux lignes, avec unereserve centrale; sa gauche un peu en ar-ricrc allant s’appuycra la foret de Soigncs;son ccntre fortiße par le village de Mont-SaintJean, au nocud des routes de Charlo-roi et de Nivelle a Bruxelles , et sa droitecouverte par un ravin. Non loin de Jlraine-la-Leud, le lerrain s’elendait cn glacis assc/.uniformes sur son front. Le general anglais ,sur le champ de hataille eludie d'avaucc,avait profue de toules ses hauleurs pour yplacer avanlageusement son artillcric, etde tous les mouvemens du terrain pour de-

rober sou infautcrie a nos coups. Son arffl^®nous parut forte de quatre-vingt mille h°®‘mes, ä cujuger d’aprds l’elondue dechamp de hataille. Nous employons toute

la

matinee, jusqu’a midi, ä developperarmee et ä nous preparer au combat.

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N’o» s

avions cinquante-cinq mille combatta 11 *’non compris notre colonne de droitetrente mille hommes, qui, des le(itait partie de Gembloux pour suivre l amarche des Prussiens, sur la route de AV avre. Cette colonne, separee du reste de l afinee par la riviere l'angcuse de la Dylc. reS

ta pres de Wavre , 4 plus de trois licucschamp de hataille, eloignement fatalsuccesde la journee! Le combat s’engag e

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midi au Mont-Saint-Jean, et nous soni'prives de cc corps de trente mille hoin®^que le general franpais scmble avoir oub' ieloin de lui, par un aveuglement ou une P tCsoinption sans excmple, et cette colon 11 ®roste stupidement sur la rive droite d eDyle, au lieu d’accourir vcrs le bruit du ® anon, pour prendre pari a la hataille; au l> el1du moins de marcher vivement sur les tr*'ces des Prussiens, qui passent la Dylc ävro, et viennent renforcer l’armee angla' 8 ®’Si celte colonne laterale, suivant nos p 1 ’ 11cipes, se fitt rapprochec a une lieue de ^

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roulo et la riviere, on eüt pu remploy er ’suivant les circonstancos, ou a contenir 1 atmee prussienne, ou ä frapper un coupcisif sur la gauche des Anglais , et la V*®loiro se decidait pour l’armee franpaise» ^moins les probabilitds portentä lecroire. ^ equi perdit le göneral franpais, ce fut d'c lfaprive d’unc partie de son armee, en la P ottaut ä trois Heues du point Capital par u " al'ausse marche. Quant ä la hataille e ^ e 'mdme, la plus grande faule que lui rep r °'

colonne principale, en passant la Dylele malin, pour so placer enlro la gra» 1

dient les Connaisseurs, c’cst l’engage 01 ® 1premature de sa cavalerie, que j’ai dej* £lieu de faire remarquer. »

(Pago #30.)

« Mais, si nous voulions la faire cba>'S efös lo cotnmencement de la hataille s0£infautcrie inlacte et uguorrie, eile se ranfailliblement ramence sur lo reste de 1 flrree oü eile coinmuniquerait sou ddsord 1 ’®e sais qu’on pourrait opposer 4 ces ra»s 011