(V18 1H EMOl RES OB NAPOIEON.
l’armde prussicnnc de soixante millehommes ; eile avait decidb la ques-tion.Par oüfallait-il attaqueries Prus-siens? En debordant leur droite parSaint-Amand, ou bien en debordantleurgauche par Sombref; ou enfin enpergant leur centre , en s’emparantdeshauteurs de Bry et rejctant touteleur aile du eötd de Cbarleroi, et enarrivant avant la droite sur le cliemindes Quatre-Bras? 11 n’dtait pas uucs-tion dans cette bataille de separer lesAnglais des Prussiens; on savait queles Anglais ne pouvaient dtre en me-sure que le lendemain: mais il dtaitquestion d’empdcher la partie du troisie-me corps de Blücher qui n’dtait pas cn-core rdunicäonze heures du matin etquivenait par Nainur, et le quatriemecorps qui arrivait ä Ligny par Gem-bloux, de joindrc sur le cliamp debataille. En coupant la Iigne/ ennemieä Ligny, toute la droite de rennemi äSaint-Amand fut tournde et compro-mise, tandis que, rnaitre de Saint-Amand, on n’eüt rien eu. Jl faul doncconclurc de cce.i que la raison de Napo-leon n est pas la raison de l’aristarque,et ilvoudrabiennouspcrmcltre de croire,de preßrence au coup-d'oeil mililaire dupremier.
S’il dtait vrai que le general anglaiseüt dludie son cliamp de bataille duMont-Saint-Jcan, il n’aurail pasdonnepreuve de talent dans cette occasion.Ce cliamp de bataille etait mauvais,son armee etait perdue sans l’arrivdede soixante mille hommes de Blücher .
Le duc de Wellington etait surprisdans ses cantonnemens; l’armee fran-gaise manoeuvrait depuis trois jours äportde de ses avant-postes; eile avaitcommence les hostilites, repoussdl’armee prussienne , qu’il ignorait en-corea son quartier-general que Napo-leon eüt quittd Paris. Tous les canlon-
nemcns de son armee etaient en plcinesecurite , occupant une elendue deplus de vingt lieues. Son int'antene^sa cavalerie et son nrtillerie, 6taie»cantonnds sdparement. Son infanter> eseule futengagde aux Quatre-Bras un epartie de la journde; eile y p° rl ^enormemcnt, parce qu’elle futob!ig eede rdsister en colonncs serrecsformees en carres aux charges rdp 0 'tdes de nos intrdpidescuirassiers, so°'tenus par cinquanfe bouches a fe u ’c’dtait une grande faute.’Lcs trois af'mes ne peuvent pas se passer l’une d el’autre, dies doivent dtre cantonne° set plucdes de maniere ü pouvoir to 11 'jours s’assister. Le duc de Welling! 0 ' 1commit une autre faute : il donna p° atpoint de rdunion ä son armee l eSQuatre-Bras , ddjü au pouvoir d° sErancais; il l’exposait ainsi ü dtre de'feite partiellement. Son point de raS"semblement dovait dtre Waterloo ; ''aurait cu alors quaranle-huit heurß spour reunir son annde , infanteri°'cavalerie , nrtillerie , et lorsque ,eSFrang.ais se sernicnt prdsentds deva otlui, ils eussent trouve loutes ses for° 0 *rdunies et en posilion. Mais le p ar *'de livrer bataille elait-il conformeinldrdts de l’Anglelerre et de ses alli° s 'Non : le plan de guerrc des allidsrait du consister ä agir en masse et *ne s’engager dans aucune alf°i rCpartielle, lticn n’dtait plus contraü e ‘leurs intdrdts , que de commetlre ^succds de l’invasion de la Erance d»^une bataille. Si l’armee anglaiscete battuc a Waterloo , ä quoi eussc' 1servi ces armdes nombreuscsRusses , d’Autrichiens, d’Allema 111 * 5 ’d’Espagnols, qui arrivaicnt ä mar 0 ' 1forcdcs sur le Rhin , les Alpes , $ * esPyrendcs?
Aprds la bataille de Ligny, I e ^de Wellington aurait du rassethb' 6