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prix d’avoir versü leur sang pour 1;>patrie, de porter la möme decorationque les grands talens de l’ordre civil,et par conlre, ceux-ci attachaientd’autant plus de prix ä celte rücom-pense de leurs travaux, qu’clle etaitla dücoration des braves. Mais Cres-cenlini? 11 est vrai que dans un mo-ment d’enthousiasme, au sortir d’en-lendre les bellcs scenes de Ilomüo etJuliette, Napoleon lui donna la croixde la Gouronne de fer. Mais Cresccn-tini etait bien 116; il appartcnait ä labonne bourgeoisie de Bologne , decette ville si eitere ä son coeur. 11crut plaire aux Italiens, il se Irompa,le ridicule s’en müla; si cela eüt eieapprouve par l’opinion, il eüt donnela Legion-d’llonneur ä Talma, a Saint-Prix , ä Fleury, ä Grandmenil, ä Lais,ä Gardel, k Elleviou; il ne le fit pas,par egard pour la faiblesse et les pre-jugüs de son siede; il eut lort. La Le-gion-d’Monneur etait la propriete detout cc qui honorait, illustrait sonpays, etait ä la tüte de son etat, etconlribuait a sa prosperile et ä sagloire. Cc qui a müeontenle quelquesofficiers, c’esl que la decoration de laLegion-d'IIonneur etait la inöme pourrofllcier et pour le soldat. Mais si ja-mais eile cesse d’ütre la recompensede la derniere classe de la iniiice, etque par un esprit d’aristocratie on ins-titue une inüdaille pour recompenserle soldat, comme si jarnais on cn privel’ordre civil, ce ne seraplus la Lögion-d’Honneur.
XVI e NOTE.
Comparaison de la marche de Napolion,en 1800 , avec celle d'jdnnibal, cn 218avant Jesus-Christ .
(Pago *7».)
> L’anatogie de l’cxpedition des Francais•Tee celle des Carthaginois oit frappante.
Le consul romain, Publius Scipion , spr® J>epassago du Rhone par Annibal, s’etait retfrd derridve les inoneignes de lapresque dans la mdmo posiiion oti sc tro° f ‘l’armee aulvichienno; le general cnrlh®" 1nois, au lieu de chcrchcr a foreer le pa 55 ®^des Alpes de front, forme le projetble de francliir celte forruidable barri® r ®revers sur tut point imprevu ; il remon 1 ®Ilhöne, d'abord jusqu’A Lyon , cnsuitc J (|Squo pres de Scysscl :lä, il quitte le fi® 11 '*prend a droite au travers des montagn® 5 ’. ,esealade la cltainc des Alpes par le sd 1 ®®du petit Saint Bernard, il debouchc cns®' |C 'coinmo (irent les Francais , dans la v® 11 .
d’Aost . Los dangers qn’il couvut de la P 9 ,des montagnards, qui le surprirent danssienrs ddfiles; les peines qu’il se donna 1
faire passcr ses cldphans, et pour seune nouvelle route ii la place de l’anci e ®qui s’dtait ebranlee, peuvent dtro mis® 5parallele avec tout ce qu’il en coüta 9Franfais do fatigue et de sang pour trs* |1 , /
leurs canons et foreer le fort de Bar ;pion quitta brusquement les montagn® 9la Ligurie , au bruit du passage d’Ann 1
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comme fit M. do Mdlas; mais plus b®
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que lo general autrichien, il avait deja P‘le Pö ä Plaisanco et s’dtait porte sur 1® j,sin, lorsqu’il reneuutra l’armde cartbaS 1 "^so. Los Autricbicns, au contraire, ncncorc armes qn’a la hauteur d’AlcxaU® ^
lorsqtio les doux arm des modernes
sor.
gnirent a Marcngo. La bataillc que 1® *ral autrichien perdit dans cette situati®®
cot'
et devait etre decisivo, tandis que 1® ^
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bat que le consul romain perdit sur 1®
sin, l’obligca sculement a repasser 1® ^saus lui fairo perdre sa coinmunicab 0 ® 0Home, d’oii il attendait ses renfo rts ‘ ^coup-d’oeil sur la carte suffit pour f»* re 0 jinallre cette differcnco de situations, ® t ^ 0l | lmoutrer eil meine temps que Naj» 0 ' ^tout on coupant la ligno d’operaliousadversaire, couservait cependant la sl c jfct la possibilitd de faire sa retrait® e<l ^de raalheur, par la valide d’Aost sur 1® Spes, et de la sur Goneve. »
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Ces dcux opürations n’ontne ^commun ; les comptirer, c’est 11 ‘ . o( icon^u ni l'unc ni l’autre. 1° , p e<ne prit ptts position derriero l eS ^