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Tome sixième.
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NOTES ET Mt LANGES.

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Maritimes, apres le passage du Lhöneh ar les Carthaginois; il envoya sesCoupes eu Espaguc, et de sa personnej°ignit a Plaisance l’armee du prö-teur Manlius. 2" Annibal n’a jamaisf° r me le projet de franchir les Alpes de revers, sur un point imprevu par*° n ennemi; il a marche droit devantu '> a traverse les Alpes cotiennes etast descendu sur Turin , il n’a passe nia L yon, ni ä Sevssel, ni ä Saint-Bcr-^ord, ni dans la vallee d’Aost, il ne l’aP as fait, parce que le texte de Polybe et de Tite-Live est positif, et parceIh’il u’a pas du le faire ; 3° Scipionc °mbattant sur les rives du Tesin et de' a Ircbbia, avait Rome sur ses der-beres ; Melas, cn combattant sur lesbiarnps de Marengo, avait la France s dr ses derrieres; ces deux opörationsri ont rien de coramun; elles sontd°nc l'oppose l’une de l’autre. Maisc °mme depuis des siecles les comtnen-ta teurs deraisonnent sur l’expeditiond Annibal, entrons dans quelques de-tails.

t Texte page 570.)

« Annibal arrive ä environ qualre jour-uees de Vembouchure du Jlliöne, ä peu pvesä la liauteur de Montelimart (a), rassembleauEsitöt des bateaux et des radeaux pourPasser ce fleuvc. Les Gaulois furenl aise-utent dissipes par un corps de iroupes quila vait envoye ä une marche au dessus poursurprendre le passage, et toute son armeeiraverse heurcusement. 11 detache aussitötOn parti de cinq cents cbevnux HumidesPour avoir des nouvelles de rarmee ro-maine, qui, de son cöte, avait envoye troisCei >ts chevaux en reconnaissancc. Les deuxP*rtis se rencontrent et sc cbargent: la me-fut sanglanto et favorabla aux Uomaius.

Tel fut le premier engagement entre lesdenx peuples. Annibal suivit alovs son plande Campagne digno de son genie. Au lien deinarcher sur l’anuee romaine, qui lui outaisöment echappö apres lui avoir fait per-dre plusieurs jours, en s’embarqnant sur saflotte (o), ou bien en se renfermant dansMarseille , ville forte et opulente, devouceaux Romains; au lieu de s’eugager dans lesI defiles des Alpes maritimes ou cotiennes, oul’ariuöe romaine scrait toujours arriveeavant lui, pour lui en disputer le passage,saus doutc avee succes, puisque le nombreest inulile dans ces gorges resserrees dont losroebers äpres et difficilcs sont inexpugiia-bles; il resolut de remonter le lUiöne etd'aller prendve les Alpes de revers par Icpays des Allobroges, cn evitain de les atta-quer de front. Ce plan admirable lui don-nait la faciiitc de transporler son armee tontä coup dans le bassin fertile du Pö, au mi-lieu des Gaulois cisalpins, ses allies natu-rels, saus avoir presque d’autrcs ennemis acouibattre que les rigueurs du froid, et l'ä-prete des lieux. Il fallait tromper l'armeeromaine par unc marche iraprevue, afm delui deroherle passage des Alpes (ft). Ainsi legenöral carthaginois ne s'amuse point kpoursuivre Les Romains, il prend une routeopposee, remontc le Rhone , et arrive enquatre jours jusqu’au conflueut de laSaöne (c). I’ublius, instruit du depart desCarthaginois, cn hommc d’esprit qui con~naissait la puissance de 1’opinion sur lestroupes, feint de les poursuivre et s’avancejusqu’ä leur ancien camp, oü il arrive troisjours apres leur depart. Il retourne cusuite

Car

(«) Ce n’cst point a Monlelimart,cette ville est ä quarante-deux

. -v-vio VillO A/OH « --

beues de l’eniboucliure du Rhone ,c e ®t-ö-dire a sept roarches

(«) Scipion canipa sous sa flotte, äl’embouchure du Ithöne, ä vingt-qua-tre Heues du camp des Carthaginois. Ily tütait hors de toute atteinte, et An-nibal n’a pas de se delourner de sonPrincipal objet pour courir apres lui.

(b) Ddrober ä qui ? l’nrmöe de Sci-pion etait en Espagne , celle de Man-lius «Jtait ä Plaisance sur le Pö.

(c) Lyon est ä soixantc Heues d’Oränge, c’est-ä-dire, ä dix jours demarclie. Annibal n’a pas ä Lyon ,