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Tome sixième.
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MEM01KES DE

III“ NOTE.

(Tage 7.)

« Farce qu’il me valut le grade de capi-laiue. »

Napoleon a dte fait capitainc d’ar-tillerie en 1789, qualre ans avant lecommencemenl de la guerre. 11 quittaalors le rdgiment de La Fere , n° 1, ctentra dans celui de Grenoble , n° h.

IV e NOTE.

(Page 0 .)

« Je ne in’occupais que d’cxamincr la Po-sition de l'cnnemi ct la nötre. Jo comparaises mojens moraux ct les nölres. Jo vis quenous les avions tous, ct qu’il u’cn avaitpoint. Sou cxpedition etait un miserablecoup de töte (Toulon ) , dont il dcvaitpresumer la catastrophc ; ct Ton estbien faible .quand on prevoit sa de-route. »

La prise de Toulon n’etait pas unmisirable coup de leie : prendre trentevaisseaux de guerre, le second arscnalde la republique, et tous ses magasinsbien approvisionnds, la place la plusforte de toute la Provence, cela nepcut pas se caracleriser un miserablecoup de tele.

A la fin d’aoüt 1793, lorsque lescoalisds entrerentä Toulon, Lyon avaitarbore le drapeau blaue; la guerre ci-vile dtait mal eieinte en Languedoc eten Provence . L’armde espagnolc vic—torieuse avait passd les Pyrdndes, etinondait le Roussillon; l’armee pid-inontaise avait frauebi les Alpes :eileetait aux portes de Chambdry et d’An-tibes. Les coalisds ne senlirenl pas as-sez 1’importance de la conqudte qu’ilsvenaient de faire. Que six mille Sar-des, douze mille. Napolitains., six milleEspugnols et six mille Anglais se fus-sentreunisdansToulouuux douze mille

NAPOLEON.

feddres, cctte armeede quarantem^ ehommes füt arrivde sur Lyon , se li an *par sa droite a Fannde piementaise.par sa gauchc a l’armde cspagnole.

Napoleon , alors ögd de vingt-qi ia * reans, etait chef de bataillon d’artiller' e ’le comitd de salut public le ddsig n ®pour commander en second rarliller ,edu sidge; il y arriva au commen fe 'ment de septembre. Le 15 octobre, 11,1conseil de guerre fut convoqud JOllioulles, et preside par le conven'tionnel Gasparin; on y lut un m a "moire approuve par le comild des fa r 'tilicalions sur la conduite du sidge d eToulon. Le cdlebre d’Arpon l’avait rc'digd. Napoleon s’opposa a i’adopti o!lde cc plan, ct en proposa un pb ,ssimple; il dit : Qu’unc batterie &soixante bouclies ä feu placee aux ei"tremiles des promonloircs de VA>'guillette et de Balaguier, jetlerait de sobus et des boulels sur tous les poiu^de la gründe ct de la pelite rade : cl ’qui obligerait les escadres anglaiseespagnolc de les evacuer et de pren"dre le large ; que des lors Toulon se"rait bloque par mer et par terre,qu’imlubitablement l’ennemi l’evacue'rait plutöt que d’y laisser une garni"son, qui tout au plus s’y defei>"drait trente jours, et qui, apres c elerme, scrait forede, pour obtenir ui' ßcapitulation bonorable, de renonecr®tous les avantages qu’elle pourra^trouver ä une dvacuation volontaire;mais que les caps de l’Aiguillelte et d ßBalaguier dtaient dominds par les b» ß 'teurs du Cairc, dont il fyllait prdal' 1 'blement s’einparcr; qu’un inois ava^que l’ennemi ne s’y lut logd, il avai 1proposd au general en, clief de le fa> reentrer sous peu de jours dans Toulo"»en les faisant occuper avcc trois nd^ cbonimes, pour que, sous leur proteC'tion, il pflt etablir des batteries inc efl '