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XV1II C NOTE.
( I’oge 46.)
« II s’offrit malheureusement, dans ccmoment decisif, un de ces coups du liasardqui detruisenl les meilleurcs resoluiions.LaPolice decouvrit de pclites menöes royalis-tes, dont l'o foyer elait au-dela du Rliin.Une töte auguste s’y trouvait impliquüe.Toutes les circonstances de cet dvenementcadraient d’une inanicrc incroyable avcccelles qui me portaienl a Center un coupd’ctat. La perle du duc d’Engliien decidaitla question qui agitait Ia France. Elle deci-dait de moi sans retour. Je l’ordonnai. »
Le duc d’Engliien piürit parce qu’il6tait un des nuteurs principaux dela conspiration de Georges, Pieliegruet Moreau.
Pieliegru fut arrötd le 28 fevricr;Georges le 9 mars, le duc d’Engliien le18 mnrs 1804.
I.e ducd’Enghien figurait tlejä dc-puis 1790, dans les intrigucs desagens de l’Angleterre, comme le prou-vent les papiers saisis dans le Caissonde Kinglin, et les leltres de Moreau audirectoire, du 19 fructidor 1797.
En mars 1803, le discours du IrOneau parlcmcnt britannique annon^a lecommcncemcnt d’unc uouvellc guerreet la rupture de la paix d’Amiens .Le gonvernement Cranfais manifestal’inlention de porter la guerre en An-gleterre : pendant 1803 et 1804, ilcouvrit de camps les falnises de ikm-logne, de Dunkerque et d’Ostende ; ilprepnra des escadres formidablcs äBrest, ä ltocliefort, a Toulon ; il cou-vrit les chantiers de France deprames,de clialoupes, de bateaux canonniers,de grandes et petites peniclies; il em-ploya des ntilliers de bras ä ercuserdes ports sur la Manche pour rccevoirces nombreuses lloüilles. De son cöle,l’Anglelerre courul aux armes. Pittabandonna le travail paisible de l’e-
ebiquier, endossa l’uniforme et n eröva plus que macliines de guerre, b«'laillons, forls, batteries; le vieux evenerable Georges 111 quitta ses i» 81 "sons royales et passa journelle ,ineDdes revues ; des camps s’elevere 8sur les dunes de Douvres , ^comttüs de Kent et de Sussex :dcux armi^es se voyaient, elles 8taient plus separces que par letroit.
Cependant l’Angleterre n’oubli ar * el 'de ce qui elait propre ä reveiller * espuissances du continent; mais l’^ rtriebe, la llussie, la Prusse, rEspag |ie ’ötaient alliees ou arnies de la Erat#’a qui loute l’Europe obeissait; les tß ,!tntives pour rallumcr la guerre Jans ^Vendee n’ötaient pas plus beurcus^'Le concordat avait rallie le clerg 8Napol6ön, et l’esprit des habitans ^celte province elait bien change;voyaient avcc reconnaissance lache de son Administration : les gr 8,l fIravaux publics qu’il avait ordonn 85occupaient des millicrs de bras; °"travaillait a joindre, par un canal, ^Vilainc cl la Uence , ce qui perm e ^Irait aux cabotcurs frangais de se re 8 'dre des cötes du Poitou sur celles 8Normandie , sans doublcr le cap d’Oü 89
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sauf ; une nouvellc villo s’elcvait "milieu du departement de la VcnJ eß |et Imit nouvelles grandes routes 1laient traverscr l’ouest; cnß». ^sommes considerables etnient, cn f ° f *me de primes, dislribuees auxdeens pour relablir leurs mais°";’leurs eglises, leurs presbyteres, br ü ^ou detruits par les ordres du conih 0salut public. ( -
Le ('abinet de Saint-James avaH 1 ,souvent indtiil i ii erreur par les r 0 ) 8 ^tes qui, trompes par leurs propr cSlusions,.ravaient engnge dans d eSp&Jitions ftkheuses; mais il conC eS