NOTES ET MELANGES.
® chäteau du prince deTalleyrand, unes plus beaux sites de la France , au^'üeu d’une vaste foret; il y etait avecs °u frere et son oncle ; il n’avait au-Cüne garde; il avait tous ses officierse l domestiques, il recevait qui il vou-
®d;il se promenaitlibrement ä plu-
Sl ßürs lieues, soit pour chasser, soit
etl caleche. Indöpendamment des
®°'xante-douze rnille francs par an que
e tr esor de France a payes pour le
°yer de Valengay, Ferdinand recevait
p0,lr son entretien quinze cent rnille
rar >cs par an. Il ecrivait röguliere-
^^t tous les mois ä Napoleon , et en
^ ec evait des reponses. Au 15 aoüt et a
a f 6te l imperatrice, il n’a jamais
Plan que de faire illuminer le chäteaue l le;
des
! P^rc de Valenfay et de distribuer
«umönes. 11 demanda plusieurs^ ois ä Napoleon d’aller ä Paris , ce qui^ successivement ajoürne; il le solli-cita de Vadopter pour son fils et de letarier ä une princesse fran^aise. 11av ait la jouissance d’uuetres belle bi-^Üotheque, recevait souvent des visitesdes gentilshommes du voisinage et destuarchands de Paris , qui s’empressaientde lui porter des nouveautös. Long-temps il eut un theätre oü il faisait ve-nir des comedieus; mais ä la fin sesconfesseurs lui inspirerent des scrupu-' es , et il congedia la troupe.
Le roi Charles IV son perc et la reineSa Uiere furent long-temps au palais deLotnpiegne; de lä ils allerent ä Mar-kte, puis ä Rome , oü ils furent lo-dans le palais du prince Borghese.' s jouissaientd’un traitement detrois^dÜons. La reine d’Etrurie , Marie-L°uise, soeur de Ferdinand, fut une(le helles qui prit le plus de part ä la re-v °'ution d’Espagne ; sacorrespondanceö ' e eMurat, alors commandant cn Es-pa §»e.. estfort curieuse. Elle etait duPar '' de sa mere, ct joua un töle tres
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actif dans les evenemens de Madrid .Elle sejourna long-temps ä Nice , oüeile ouvrit des correspondances secre-tes avec des commandans anglais dansla Möditerranöe. Instruit qu’ellecherchait ä quitter la France, Napo-leon lui fit dire qu’il serait fort aisequ’elle voulüt aller soit en Angleterre,soit en Sicile , soit en tout autre paysde l’Europe . En effet cette princessen’etait d’aucune importance, et sondepart eüt öpargne au tresor cinq centrnille francs.
De tout temps Ferdinand a tömoi-gne la plus grande aversion pour lescortes. Les Espagnolspleureront long-temps la Constitution de Bayonne. Sieile eüt triomphö, ils n’auraient plusde juridiction ecclesiastique en ma-liere seculiere; plus de bannalite,plus de barrieres interieures. Leursdomaines nationaux ne resteraientpoint incultes et sans utilite pour l’ö-tat et la nation. Ils auraient un clergeseculier, une noblesse sans Privilegesfeodaux, ni exemption decontributionset de charges publiques; ils seraient au-jourd’hui un autre peuple.
Ferdinand avait dit souvent qu’ilpreferait rester ä Valenpay plutöt quede regner en Espagne avec les cortes;cependant lorsqu’en 1813 Napoleon lui fit proposer de remonter sur sontröne, il n’hesita pas. Le comte deLaforest lui fut envoye pour cette ne-gociation. Le traite fut bientöt redige :aucune condition n’etait imposee äFerdinand; car on n’appellera pasconditions l’engagement qu’il prit demaintenir les ventes des domaines na-tionaux faites pendant son absence etde ne rechercher aucune des person-nes qui avaicnt exerce des emplois.Ferdinand alors manifesta hautementla rösolution de prendre en Espagne les choses commeil les trouvait, et de