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Tome sixième.
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MEMOTRES DE NAPOI.KÖN.

Ia gcndarmcrie cn ferait raison, etqueNapolöon n’avait pour but que l’Italie .Le duc Cambacöres, le duc de llovigo,le ducd’Otrante , le comte Carnot, ontsotivent avoue ä Napoldon, dans lescentjours, que teile 6tait aussi leuropinion; qu’ils nesupposaient pasqu’ilpüt jamais arriver ä Paris , et que lesevenemens qui venaient de sc passeravaienl etc pour eux une revelationdes sentimens secrets du peuple et del’armde.

IS'UTK XL1U.

I’aj?C < 46. )

« Mon attitude pacifique eudormit la na-tion. »

Napoleon, qui a constamment, pen-dant ces trois mois, travaille quinze aseize heures par jour, ne peul pas(lire qu’il 6tait endormi. Jamais, dansaucune 6poque de riiistoire, on ne fitplus de choses en trois mois. II rdarma,approvisionna une centaine de placesfortes, reprima la guerrc civile dansMarseille, Bordeaux et laVendte; re-cruta l’armee, fit fabriquer des armes,confectionner des habillemens, leverdes chevaux.

Dans les six mois de 1814, l’armdefrangaise avait re?,u une nouvelle Or-ganisation. En mars 1815, diese com-posaitde cent cinq regimens d’infan-terie, cinquantc-sept regimens decavalerie de la ligne, quatre regimensde cavalerie de l’ancienne garde.L’efleclif de chaque regiment d’infan-terie etait de ncuf Cents liommes, dontsix Cents disponibles pour la guerro ;l'elTectif de la cavalerie etait de vingt-cinq mille hoinmes, et seize mille cbe-vaux. La France pouvail avec peine

mettre en Campagne quatre

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mille liommes, force ä peine süffisantpour garder les places fortes et l eSprincipaux ötablissemens maritiu 1 ^’Toutes les flottes etaient dösarntees eles dquipages congödies. Les seul eS

troupes qu’eüt sur pied la m a _'

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etaient huit bataitlons de canonnie rS ’Le materiel de 1’artillerio pouvait foü fnir aux besoins des plus grandes afmees, et reparer les pertes deplusie ufScampagnes. Mais les arsenaux ne c°°tenaient que cent mille fusils neufs etrois cent mille ä reparer; cela ^,trös insuflisant. Toutes les places f° rtes dtaient desarmees; les palissa^et les approvisionnemens de $$avaient etd vendus.

Iluit cent mille liommes Etaient ju^‘necessaires pour combaltre 1’EurOp 6 'Napolöon cr6a les cadres des troiS> e ^me, quatriemc et cinquieme bataiU° flSdes regimens d'infantcrie, des quaf f ',

me et cinquieme escadrons des rßfP

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mens de cavalerie ; ceux de treibalaillons delrain d’artillerie, de vif»rdgimens de jeune garde, de dix ^taillons d’öquipages militaires etvingt regimens de marine. On red udeux Cents bataillons de garde natio nd’6lite,chacunfortdecinqcentsoiX aI1 yliommes. On rappela sous lespeaux tous les anciens militaires, *° _quitlörent leurs occupations pourdosser leur vieil uniforme : cet a PPdevait produire deux cent millemes. Laconscription de 1815 futpel6e: eile devait donnercentqua ra,1 (i {mille liommes. Un appel de deuxcinquante mille liommes devait .propose aux chambres dans le courde juillet: la levde eüt dtd ier{0 !^ ( s,en septembre. Le nombre desoff< CI ^sous-officiers et soldats en retra<t ecu röforme, s’elevait ä plus de jmille : Ironie mille dtaient e (i