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MEMO 1 ItKS DE NAl'OLÜON.
Philippeville , formant la triple ligne dunord. Si l’esprit public de celte fron-tierc eüt etc aussi bon que sur cellesd’Alsace, des Vosges , des Ardennesoudes Alpes, cela eüt etü saus inconvü-niens; mais les esprits etaient divisöscnFlandre, il etait impossible d’aban-donncr les places fortes aus gardes na-tionales locales; il fallait un mois pourlevcr et y faire arriver des düparte-mens voisins des butaillons d’ölite degarde nalionale pour remplacer lestroupes de ligne; eniin, le duc d’An-goulöine marchait sur Lyon , les Mar-seillais sur Grenoble . La premierenouvellc du commencement des hosti-lites leur eüt donne des chances desucces; il 6tait essentiel, avant tout,que le pavillon tricolore llottütsur tousles points de l’empire.
Dans le courant de mai, lorsque laFrance fut ralliee, mais qu’il n’ütaitplus possible de conserver l’espoir dela paix, Napoleon mödila sur le plande Campagne qu'il avait ä suivre. LIs’en pröscntait plusieurs : le premier,de rester sur la defensive, laissant lesalliös prendre sur eux tout l’odieux del’agression, et s’engager dans nos placesfortes, pen^trcr sous Paris et Lyon , etlä, commenccr, sur ces deux bases,une guerre vive et decisive. Ce projetavait bien des avantages : 1° les alliesne pouvaient ötre pröts a cntrerenCampagne que le 15 juillet, ils n’arri-veraient devant Paris et Lyon que le15 aoüt; les premier, deuxieme, troi-sieme, quatrieme, cinquieme, sixiemecorps, les quatre corps de grosse cava-leric et la garde, se concentreraientsous Paris ; ces corps avaient au 15juin, cent quarwile mille honimes sousles armes; le 16 aoüt ils enauraienteudeux cent quarnnte mille. Le premiercorps d'observation et le septiemeco, f»s se concentreraient sous Lyon ;
ils avaient au 15 juin vingt-cinq
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hommes sous les armes: ils en auraie®teu au 15aoüt soixante mille. 2° Lesf° r 'tifications de Paris et de Lyon seraießttermineeset pcrfectionnees au läaoüb
3" A cette üpoque, l’on aurait e utemps de complüter l’organisatio®l’arrnement des forces destinees ä ' adüfense de Paris et de Lyon , de port efla garde nationale de Paris ä sobaldmille hommes. Les bataillons deleurs ayant des ofliciers de la lig ne ’
seraient d’un bon Service, ce qui, j 01
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üsix mille canonniers de la ligne,la marine, de la garde nationale, eä quarante mille hommes des dep^de soixante-dix rögimens d’infante r,eet de la garde, non habilles, app8 ft ®nant aux corps de l’armee sous P arl! ”porterait ä plus de cent mille hoin® 1 ® 5la force destinßc a la garde du cü&frelranchü de Paris. A Lyon , la gart 11 'son sc composerait de quatre fl 1 '!'®gardes nntionaux, douze mille tir®’^leurs, deux mille canonniers et sePmille hommes des döpöts des onze ^'gimens d’infantcrie de l’armüe so uSLyon : vingt-cinq mille hommes.armües cnnemies qui penetreraie®sur Paris par le nord ct par Fest, s ®raient obligßes de laisser cent cinqu® 0 * 6mille hommes devant les quaraiitedeux places fortes de ces deuxtieres; en üvaluant ä six cent r® 1 ^hommes la force de ces armeesnemios, ellcs seraient rcduilesäq® 8 ^cent cinquante mille hommes ä ' eü -arrivee devant Paris . Les armees ( l ulpünelreraicnlsurLyon, seraient o^ 1gees d’observcr les dix placesfrontiere du Jura et des Alpe s >supposant la force des allies sur
point ä cent cinquante mille lioffl® 1
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il en arriverait k peine cent i®•levant f.yon, 5 U Ccpendant la c! ^nationale, arrivee a son comble, V ot